Le projet Smart Mobility va identifier les lieux dangereux pour la mobilité douce à Bruxelles.

Beaucoup de monde s’est retrouvé à la galerie Strokar Inside à la chaussée de Waterloo ce samedi après-midi. La société de trottinettes électriques partagées Lime proposait une sensibilisation au bon usage de ses engins présents à Bruxelles depuis quelques mois. L’occasion aussi pour l’entreprise, l’institut Vias et la secrétaire d’État bruxelloise à la Sécurité routière Bianca Debaets (CD&V) de présenter leur projet conjoint : Smart Mobility.

L’objectif est de réaliser un état des lieux des infrastructures routières bruxelloises et de leur dangerosité pour les usagers de la mobilité douce comme les trottinettes électriques, mais aussi les vélos. D’après une étude de Lime réalisée auprès de 2 000 utilisateurs bruxellois, 71 % d’entre eux estiment que le sentiment d’insécurité provient principalement d’une mauvaise qualité de l’infrastructure. "Des efforts ont été faits par la Région pour améliorer les infrastructures avec notamment les pistes cyclables. Mais il reste des endroits problématiques. On peut, par exemple, aller ensemble à la chaussée de Charleroi où il est difficile de passer en trottinette. On a chaque jour des dizaines d’utilisateurs qui disent vivre des situations problématiques en matière de mobilité avec des engins de mobilité douce. Avec ce projet, on associe la légitimité de Vias à notre force de frappe pour faire un vrai rapport sur l’état de la thématique à Bruxelles en collaboration avec la Région", explique Benjamin Barnathan, General Manager Benelux de Lime.

Trente utilisateurs réguliers des trottinettes électriques seront équipés d’un capteur pour signaler les endroits dangereux lors de leurs trajets comme le confirme Benjamin Barnathan : "On est sur une stratégie d’échantillonnage. Pour le moment, nous n’avons pas prévu de faire cela à grande échelle".

L’institut Vias se chargera de traiter les données récoltées durant les deux mois de l’opération qui aura lieu entre mai et juin. "On aura une cartographie pour la seconde partie de l’année. Ce projet est une excellente idée car on aura une vue concrète des lieux problématiques à partir du terrain. Ça sera utile pour l’ensemble des acteurs de la mobilité douce comme les utilisateurs de skateboard électrique ou de monoroue également. Cela ne concerne pas uniquement les trottinettes électriques", explique Benoît Godart, porte-parole de Vias.

La Région bruxelloise apporte un soutien financier de 66 000 euros pour mener à bien le projet comme l’explique la secrétaire d’État bruxelloise à la Sécurité routière Bianca Debaets (CD&V) : "C’est dans la même idée que FixMyStreet qui fonctionne très bien. Les nouveaux modes de transport sont une solution aux problèmes de mobilité. L’aménagement de la voirie est important pour assurer la sécurité. Ce projet est donc intéressant pour continuer notre travail et analyser ce qu’il faut améliorer."