L'administration a lancé ce jeudi un appel à projets pour des "contrats locaux de mobilité" visant à apaiser la circulation dans les quartiers.

Bruxelles Mobilité met à disposition des communes une série de mécanismes et soutiens financiers afin de stimuler une mobilité toujours plus durable et plus sûre : financement de mobilier urbain pour les piétons et cyclistes, marquages cyclables, soutien aux rangs scolaires, accompagnement pour les résolutions de zones à concentration d’accidents…

Vient aujourd’hui s’ajouter à ce "catalogue" de services récurrents, un appel à projet pour des contrats locaux de mobilité visant à apaiser la circulation dans les quartiers.

"Pendant plusieurs années, des réflexions et concertations ont été menées avec les acteurs, les habitants et les usagers à propos de la mobilité et l’aménagement de Bruxelles. Cela a donné naissance au plan Good Move. Mis à l'enquête publique le mois passé, il a plébiscité par presque 80% des répondants. Les Bruxellois désirent des quartiers apaisés, plus arborés et sécurisés, où les voitures roulent moins et moins vite. Ils aimeraient que ces “mailles” profitent d'un aménagement public qui donne plus de place à la rencontre et à la vie de quartier et que ces quartiers calmes soient reliés entre eux par des axes fluidifiés et intermodaux", explique Elke Van den Brandt (Groen), ministre bruxelloise de la Mobilité.

Des « mailles apaisées », c’est quoi ?

Une « maille », dans le plan Good Move, c’est une zone de 1 à 2,5 km de diamètre autour de la centralité d’un quartier, zone dont le périmètre est défini par des voiries structurantes.

L’objectif est d’apaiser la circulation au sein de ces mailles. Mais comment ? La qualité de séjour, la marchabilité et la cyclabilité sont favorisées ainsi que les transports public pour la connexion entres quartiers et le reste de la Région, le trafic motorisé de destination est possible, parfois avec un léger détour, et trafic de transit est découragé.

"Le projet de plan de circulation du Nord d’Ixelles, articulé autour de la semi-piétonisation de la chaussée d’Ixelles, a profondément transformé ce quartier", explique Yves Rouyet (Ecolo), Echevin de la Mobilité. "A l’origine conçu dans une optique de facilitation de la circulation des transports publics, le projet de maille s’est révélé un formidable moteur de dynamisme commercial. Il a permis d’apaiser certaines rue du quartier, d’y diminuer la pollution et le bruit. Le projet a également permis de dégager un espace public généreux dans un quartier qui en manquait cruellement."

Mais tout n'est pas encore parfait pour autant... "Bien que la création d’une zone d’accès limité autour de la chaussée d’Ixelles ait plus d’un an d’existence, le plan de circulation du Nord d’Ixelles qui l’accompagne n’est effectif sans perturbations de travaux, que depuis moins d’un mois. Nous allons enfin pouvoir l’évaluer en mesurant les flux, les vitesses, les incidences positives et négatives pour ajuster le plan le cas échéant. Pour ce faire, la commune d’Ixelles lance un marché d’étude auprès d’un bureau spécialisé et organisera des concertations étroites avec les riverains et commerçants", ajoute Yves Rouyet.