Ces lundi et mardi, la commune de Forest organise une consultation citoyenne dans le cadre de l’apaisement de la circulation dans le quartier Union. Les habitants sont ainsi invités à partager leurs avis sur les aménagements nécessaires pour améliorer la qualité de vie dans le quartier mais également veiller à ne pas reporter les charges sur les voiries voisines.

Mais dans ce cadre, le collège a dû refuser des citoyens et des conseillers communaux qui souhaitaient se joindre à cette consultation.

Le chef de groupe Défi Marc Loewenstein se dit surpris par la méthode de consultation, regrette le manque de transparence du collège dans la préparation de ces réunions. "Ces réunions font suite aux nombreuses manifestations citoyennes de ces derniers mois portant sur les mesures prises ou à prendre pour, d’une part, limiter le trafic de transit et, d’autre part, limiter les reports de charges consécutives. Nous sommes intervenus à plusieurs reprises depuis avril en insistant sur la nécessité de concerter la population et d’objectiver la situation. Je pense que nous nous accordons tous sur la nécessité de passer à une mobilité apaisée dans notre commune. Il y a par contre un désaccord sur la méthode. Pour qu’une telle concertation sorte pleinement ses effets, il faut qu’elle suscite l’adhésion, la confiance, qu’elle soit prise en toute transparence et objectivité. Il faut en d’autres termes que et la mobilité, et les citoyens soient apaisés. Or, si la consultation citoyenne attendue avec intérêt constitue une belle opportunité d’apaisement, par son organisation, le collège pêche par son amateurisme et risque bien de maintenir cette tension et cette méfiance qui habitent une partie de la population forestoise", explique-t-il.

Le chef de groupe amarante interpellera le collège lors du conseil communal du 20 octobre. Il y a abordera la méthodologie, la refus de participation de certains mandataires et surtout de certains riverains vu l’accès limité à la plateforme de visio-conférence, l’échantillon diversifié de participants, mais aussi les propositions qui y seront discutées et l’objectivation au travers des comptages annoncés.

Il sera rejoint dans cette interpellation par son homologue MR, Cédric Pierre-De Permentier qui a également réagi en s’étonnant de la décision "surréaliste" de refuser les mandataires à participer à cette concertation. Pour le chef de groupe libéral, "les élus ne sont pas des sous-citoyens et que je ne vois pas sur quel motif ils devraient être exclus de cette réunion. Il appartient évidemment à chacun d’apprécier l’opportunité d’intervenir au cours de la réunion publique. A titre personnel, j’ai toujours refusé de le faire. Je m’étonne de ce procédé car au cours des derniers mois nous avons plusieurs fois demandé des infos sur ce dossier, pour lequel notre intérêt est connu. Je ne m’explique donc pas que l’on préfère nous revenir ultérieurement dans un cadre politique alors qu’il s’agit ici d’une réunion publique. La majorité Ecolo-PS se vante d’associer des élus et des citoyens, vante les mérites de conseils communaux mixtes, mais lorsqu’il s’agit de seulement permettre aux conseillers communaux d’être en contact avec des citoyens, elle ferme la porte."

"La commune a annoncé que l’enregistrement des séances plénières de ces consultations seraient mis à disposition des riverains et mandataires écartés", expliquent les deux chefs de groupe de l'opposition, qui dénoncent le manque d’ouverture et d’anticipation.

Nous avons tenté de joindre les autorités communales pour recueillir une réaction, en vain.