La grogne monte dans le secteur des taxis, où des actions sont envisagées pour faire valoir l'impact des dernières mesures COVID sur leur emploi, ont indiqué mardi la FeBeT (Fédération belge des Taxis) et l'ASBL Elite Taxi Belgium.

La FeBeT a expliqué à ses chauffeurs, sur base de conseils juridiques pris auprès de ses avocats, que le taxi étant un service d'utilité publique, les chauffeurs peuvent continuer à circuler la nuit, avec une attestation de leurs employeurs mentionnant qu'ils sont des taxis de nuit. Ils n'ont pas à se substituer à la police en demandant des justificatifs de déplacement aux clients. 

La FeBeT a adressé un courrier au ministre fédéral des Indépendants et des PME David Clarinval pour lui demander de déployer un soutien économique pour les taxis, à commencer par les chauffeurs qui travaillent de nuit et qui sont fortement impactés par le couvre-feu. "Sans réponse dans les prochains jours, on pense à faire une manifestation sauvage", avance Ed-Denguir Khalid, président de la FeBeT. 

"On veut que le ministre nous aide comme il aide l'horeca. Nos chiffres d'affaire ont diminué de 70 à 80%. On commençait juste à reprendre doucement nos activités quand il y a eu ce nouvel arrêt de la vie sociale, proche du reconfinement." "On est les grands oubliés de la crise", ajoute Abdelkarim Dari, président de l'ASBL Elite Taxi Belgium. "Nous vivons à 80% en complémentarité avec l'horeca et l'événementiel, qui ont fermé leurs portes. Sans eux, on a du mal à travailler et le couvre-feu n'arrange pas du tout les choses". L'association prévoit de faire grève le 16 novembre et d'aller notamment manifester devant le cabinet du ministre-président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort pour appeler à augmenter les primes régionales et à profiter du ralentissement des activités causé par l'épidémie pour relancer les discussions sur le plan Taxi