Interrogeant la ministre de la Mobilité, Elke Van den Brandt, mardi, en commission du parlement bruxellois, le chef de groupe DéFI, Emmanuel De Bock, s'est félicité de l'entrée en vigueur, lundi, de la nouvelle offre tarifaire intégrée des quatre opérateurs de transports présents sur le territoire de la Région bruxelloise (STIB, SNCB, De Lijn, et TEC) sous la forme de billets Brupass et Brupass XL.

Pour DéFI, même s'il a fallu 20 ans de négociations, il ne s'agit cependant que d'un premier pas. La formation amarante plaide pour une seule grande zone Brupass et en attendant cette phase, pour un tarif de la zone Brupass XL correspondant à celui de Brupass et non 30% plus cher, a précisé Emmanuel De Bock.

Aux yeux du groupe DéFI, c'est surtout dans le chef de la SNCB que l'on a manqué de volontarisme.

"On a l'impression que la SNCB freine des quatre fers pour ce qui est de l'intégration des gares de la périphérie dans la zone bruxelloise alors qu'elle est la première gagnante. La ministre a confirmé qu'une part substantielle des recettes de Brupass XL vont à l'opérateur auprès duquel on a validé en premier son billet. En intégrant des gares comme Linkebeek ou Grand-Bigard, on donne un avantage à la SNCB. Pourtant, force est de constater que ces gares SNCB sont dans la zone Brupass XL alors qu'elles sont desservies par un bus ou un tram de la STIB qui sont dans la zone Brupass", a-t-il déploré.

Emmanuel De Bock considère qu'il faut fusionner à court terme Brupass et Brupass XL. C'est une question de pragmatisme. Selon lui, la gare de Grand-Bigard ne fait pas partie de la zone Brupass alors qu'elle n'est qu'à 6 km de la Grand Place. Les gares de Ruisbroek et de Zellik (hors zone Brupass) ne sont en fait pas plus éloignées du centre-ville que des gares bruxelloises telles que celle du Moensberg (ndlr: Uccle)", a-t-il insisté.

Selon le chef de groupe, la ministre s'est engagée à transmettre ces remarques à la SNCB. De même, elle a affirmé avancer par phases successives pour ce qui concerne les tarifs et semble rejoindre l'analyse de DéFI sur l'enjeu important de trouver rapidement une issue pour un abonnement scolaire pour les jeunes et les plus de 65 ans afin qu'ils ne soient pas les grands oubliés de cette nouvelle offre.

De son côté, le député DéFI Marc Loewenstein a plaidé, en plus de l'élargissement de la zone desservie, pour une prise en charge d'autres services de mobilité tels que les outils de micro-mobilité, les vélos, scooters, voitures partagées taxis.