Interpellée en commission par la députée Latifa Aït-Baala (MR) sur la problématique du sexisme au sein de la Stib, la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) a livré des informations sur un fait de harcèlement porté à sa connaissance.

"La STIB a été informée que des collaboratrices se plaignent de photographies d’elles qui auraient été prises par des collègues alors qu’elles dormaient en salle de repos et postées ensuite sur les réseaux sociaux." Des faits qualifiés d’"inacceptables" par la mandataire Groen. Ces actes ont été signalés, mais n’ont pas fait l’objet de plaintes formalisées, ce qui constitue un frein pour de futures poursuites. "Il faut encourager les gens à porter plainte, et les soutenir à porter plainte. On ne peut pas tolérer ces actes", assure la ministre, qui a rappelé que plusieurs actions ont été mises en place à la Stib ces derniers mois.

Entre autres, une campagne de sensibilisation interne sur le sexisme a été lancée en mars 2021, accompagnée d’un "e-learning accessible à tous les collaborateurs". Une "z-card (sorte de petite carte mémo)" a également été distribuée à l’ensemble du personnel et reprend "les différents canaux vers lesquels se tourner lorsqu’on est victime ou témoin de sexisme au sein de l’entreprise ainsi que les comportements à adopter".

À noter : la cellule psychosociale de la société publique de transport n’a reçu aucune plainte formalisée ou demande concernant des faits de harcèlement sexuel en 2021. "Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas", indique la ministre.