En cette période de confinement, la charge des lignes 25, 55, 62 et 49 est par moment trop importante. Des contrôles y sont effectués par la police.

Suite au confinement, la Stib a perdu environ 85 % de sa fréquentation par rapport à un jour de semaine normal. Mais, selon la CSC services publics, trop de voyageurs utilisent encore les transports publics pour des voyages non-essentiels.

"Malgré un meilleur respect du confinement par la population bruxelloise, même ce dimanche, des véhicules de la Stib étaient encore bondés ou trop remplis pour respecter la distanciation sociale. Si le transport public continue d'être utilisé pour des déplacements non-indispensables et par un nombre de voyageurs trop important dans certains véhicules, l'évolution des courbes de l'épidémie à Bruxelles sera dramatique dans les semaines à  venir", explique Robert Timmermans, délégué permanent Administrateur CSC Services publics.

La CSC Services publics demande à la population bruxelloise de se limiter aux déplacements indispensables, en laissant la priorité aux catégories professionnelles essentielles comme les travailleurs du secteur médical. " Le nombre maximum de voyageurs à bord des bus, trams et métro de la Stib est limité pour respecter la distanciation sociale d'1,50 mètre entre chaque passager. Cette mesure a été décidée pour protéger les voyageurs et les conducteurs. La CSC Services publics demande donc aux bruxellois et Bruxelloises de la respecter strictement. Et d'accorder plus de respect aux agents de la Stib qui le méritent tellement", poursuit Robert Timmermans.

De son côté, la Stib explique que dans l'ensemble, la population a bien compris les comportements à adopter. "Nous sommes à 15% de la fréquentation d'un jour de semaine normal. Mais il est primordial de maintenir l'offre la plus importante possible car, dans un tram par exemple, seulement 20 personnes peuvent voyager", explique Françoise Ledune, porte-parole de la Stib. "Les actions menées par la police sur la ligne 55 mercredi dernier et ce week-end ont été efficaces. Cela dissuade les gens de sortir."

C'est surtout pour l'offre en surface que la situation est parfois problématique. "Les lignes 25, 55, 62 et 49 sont celles pour lesquelles il y a des charges encore trop importantes. Quand c'est le cas, le conducteur appuie alors sur un bouton pour permettre au dispatching d'orienter une équipe se sécurité pour rappeler les consignes de base", poursuit-elle. "On insiste sur le fait qu'il faut que les gens se disciplinent. S'ils attendent un tram et que celui-ci est trop rempli, ils doivent alors prendre le suivant. On compte aussi sur leur bon sens."