Avec 4500 véhicules en flotte libre, Bruxelles dispose d'une belle offre de micro-mobilité, qu'il s'agisse de trottinettes, vélos électriques ou scooters électriques. La Région bruxelloise monitore de près ce secteur et encadre les opérateurs actifs à Bruxelles.

Bruxelles Mobilité a défini il y a plusieurs mois des zones (rues commerçantes, centre historique Unesco, parcs, etc.) où il est interdit "d'abandonner" sa trottinette, et ce en concertation avec différents acteurs en matière de mobilité. La SNCB avait par exemple dressé le constat que beaucoup de personnes ‘abandonnent’ leur trottinette aux abords des gares. Cela entravait notamment parfois l’accès à la gare, mais aussi la mobilité des personnes malvoyantes, gênées dans leur cheminement.

C'est dans ce contexte qu'une "drop-off zone" a été installée devant la gare d'Etterbeek ce mardi matin. 19 emplacements supplémentaires seront installés aux abords des grandes gares et lieux de transit bruxellois.

Le design a été approuvé par les 4 opérateurs de transport (Stib, SNCB, TEC et De Lijn) afin d’assurer une cohérence nationale pour l’utilisateur final et en vue d’une implémentation éventuelle dans d’autres endroits.

Ces zones de délestage seront utiles pour ceux qui souhaitent garer leur trottinette. Mais aussi pour ceux qui souhaitent poursuivre leur trajet, après être descendus du train, bus, tram ou métro, car ils sauront directement où trouver une offre de micro-mobilité.

"Grâce à notre plateforme de gestion des données géolocalisées provenant des opérateurs, nous pourrons suivre l’utilisation des zones de stationnement incitatives et déterminer si elles jouent leur rôle auprès des usagers. Nous nous servirons aussi de ces enseignements pour mieux concevoir les drop-off zones qui seront proposées par la suite", explique Martin Lefrancq, coordinateur Smart Mobility à Bruxelles Mobilité.

"La micro-mobilité répond très bien au besoin spécifique du «dernier kilomètre» c'est à dire le lien facile et rapide entre le domicile ou le lieu de travail et un plus grand pôle de mobilité comme le métro, tram ou train. Bien organisée, elle accompagne très efficacement le transfert modal. Mais il est essentiel d'assurer une bonne cohabitation entre ces engins de micro-mobilité et les autres usagers sur l'espace public", conclut Elke Van den Brandt, ministre de la Mobilité et des Travaux publics.