Ce mercredi, l'école Unesco de Koekelberg fête les deux ans de la rue scolaire avenue du Château. Les enfants sont arrivés avec un ballon attaché à leur cartable. Leurs parents se disent satisfaits de cette rue scolaire, estimant qu'elle a rendu l'environnement plus sûr, sain et agréable.

Ce constat positif s'accompagne toutefois d'une incompréhension : la rue scolaire est encore en phase test. "Il n'y a toujours pas de rue scolaire l'après-midi, mais seulement le matin. Comme il est toujours en test, le dispositif ne peut pas être réglé comme il se doit. Par exemple, il est toujours possible de se garer devant les entrées de secours et il n'y a pas encore de parking vélos adéquat à l'entrée de l’école maternelle. De plus, il y a une intersection complexe à l'entrée principale de l'école qui est dangereuse pour les piétons, les cyclistes et les automobilistes", explique Arne Smeets, membre du comité de parents.

Ce dernier demande ainsi aux bourgmestre de Koekelberg Ahmed Laaouej (PS) et de Berchem Christian Lamouline (CDH) ainsi qu'à la ministre de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) de rendre la rue scolaire définitive. "Le comité des parents est reconnaissant pour le travail des gardiens de la paix et de la police qui tentent de protéger l'environnement scolaire. Mais sans rue scolaire permanente et intersections sûres, tout ceci revient à éponger le sol sans penser à fermer le robinet."

"Le groupe de travail mobilité de l'école a maintenant avancé plusieurs propositions constructives. Mais après deux ans, il est temps d'agir, car chaque jour à risque devant l’entrée de l'école est un jour de trop", ajoute Julie Vanheuverzwijn, membre du comité.

De son côté, l'échevine de la Mobilité à Koekelberg Marie Bijnens (Ecolo-Groen) confirme que la rue scolaire a prouvé son utilisé ces dernières années. "C'est bien que les parents mettent la pression pour améliorer la sécurité routière autour de l'école. Les communes de Berchem et de Koekelberg sont en train d'analyser différents scénarios pour pérenniser la rue scolaire. En principe, la décision sera prise dans une concertation la semaine prochaine. Ensuite, on verra avec la Région comment mettre en œuvre le scénario choisi."