C’est une première en Région bruxelloise", se réjouit Vincent De Wolf (MR). La commune d’Etterbeek vient de recevoir un subside régional de 60 000 € et se lance dans la création de la mahma : la maison (Huis) de la mobilité active.

Ce lieu concentra "tout ce qui touche à la mobilité active" : à savoir la réparation et la location de vélos, mais également des ateliers, des conférences, des brocantes, un espace de prévention et sensibilisation à la sécurité routière…

Le lieu n’est pas encore défini, mais les autorités s’engagent à concrétiser le dossier dans le courant de l’année. Du personnel communal sera affecté à l’endroit, avec un soutien supplémentaire du milieu associatif et un partenariat avec les écoles.

Ce dossier est en quelque sorte la "cerise sur le gâteau" de l’échevin Rik Jellema (Ecolo-Groen), qui a tiré sa révérence ce lundi. "Les modes actifs sont l’avenir. La mobilité alternative dans quelques années sera la voiture", conclut l’échevin, "né avec un vélo dans le cœur" comme dit le bourgmestre.

Une nouvelle échevine

Originaire de Frise et arrivé en 1987 à Bruxelles comme traducteur, Rik Jellema a fait partie des premiers ressortissants européens à être élus lors des élections communales. Conseiller dès 2000, le Hollandais est devenu échevin des Travaux publics en 2012, et a rempilé pour un second mandat en 2018. "Mais je veux désormais laisser la place aux jeunes. Ma femme est française, et on a toujours voulu passer nos vieux jours en France, en Auvergne. J’ai adoré mon métier d’échevin, je pars donc le cœur léger, fier du travail accompli", indique le désormais l’ex-mandataire de 64 ans.

La remplaçante de Rik Jellema, Caroline Joway, dit reprendre ses fonctions scabinales avec "beaucoup d’enthousiasme". D’abord enseignante dans le secondaire puis en haute école, Caroline Joway (45 ans) a été élue pour la première fois en 2018 et renonce aujourd’hui à ses occupations professionnelles pour son mandat d’échevine.

"Ecolo-Groen n’accepte pas le cumul des mandats dans ce cas. Je pense également qu’il y a beaucoup de travail à faire pour cette commune de presque 50 000 habitants. Je veux donc me consacrer à ma commune à temps plein.3