Le plan Good Move a été approuvé ce jeudi par le gouvernement bruxellois.

Le gouvernement bruxellois a approuvé ce jeudi le plan Good Move, le plan régional de mobilité pour les 10 prochaines années. Il a été élaboré à la suite de consultations avec 170 acteurs tant privés que publics du secteur de la mobilité, avec les communes et les zones de police et fait maintenant l’objet d’une enquête publique - qui se tiendra du 15 juin au 15 octobre - pour que le prochain gouvernement bruxellois puisse l’approuver de manière définitive et se mettre au travail.

Ce plan met la sécurité et la qualité de vie au centre de sa démarche en misant sur la circulation apaisée dans les quartiers, en renforçant le transport public, en diminuant le besoin de posséder une voiture particulière et en améliorant la gestion du trafic automobile entrant dans la capitale. Concrètement, il vise une réduction de 24 % de l’utilisation de la voiture et à multiplier par quatre la part les déplacements à vélo.

Création de 50 quartiers à circulation apaisée

"Ce plan prévoit la spécialisation des voiries. Il distingue les axes d’entrées et de connexion, les chaussées et voiries de quartier. Dans ce réseau, 50 quartiers à circulation apaisée doivent être créés, dans lesquels vaudra une limitation de vitesse à 30 km/h. Nous devons débarrasser les quartiers de la circulation de transit. Pour cela, il faut instaurer des zones 30 pour apaiser autant que possible la circulation. Outre les contrôles et les amendes, l’aménagement ses rues peut contraindre à respecter cette limitation. Seule la circulation locale lente peut être tolérée dans les quartiers", affirme Pascal Smet.

Finaliser le projet de métro vers le nord

Le plan est également très ambitieux en matière de transport public dans le prolongement direct du nouveau contrat de gestion de la Stib. "Ainsi, la finalisation du prolongement du métro vers le nord est cruciale, mais on étudie également le prolongement vers le sud via Albert et vers l’ouest en direction de Berchem ou Grand-Bigard", poursuit Pascal Smet.

Le plan mise aussi sur le tram, avec le prolongement de la ligne 9 vers le Heysel, une nouvelle ligne de tram vers Neder-over-Heembeek et une connexion de la Gare du Nord vers Laeken via Tour & Taxi.

Des autoroutes cyclables le long des voies ferrées

Mais la pratique du vélo n'a pas été oubliée dans la conception de Good Move. "Nous voulons créer des autoroutes cyclables le long des voies ferrées et nous attaquer au danger que posent aujourd'hui les barrières et traversées, comme à Sainctelette, De Trooz, Vandervelde, Meiser et aux carrefours de la Petite Ceinture. Ces dernières années, le nombre de cyclistes a doublé, mais nous devons encore aller plus loin, plus vite. Bruxelles doit devenir une ville cyclable et cette ambition est heureusement largement partagée aujourd'hui", dit Pascal Smet.

Il convient en outre de repenser un certain nombre de voies d’accès à la ville. "L’avenue Charles Quint doit être repensée en fonction des connexions à prévoir avec le transport public. Il existe aussi un consensus pour démolir à terme le viaduc Hermann Debroux. Mais il faut aussi réduire la pression automobile dans la ville même : les axes Meiser, Lambermont, Louise et Sainctelette doivent être réaménagés pour donner davantage de place aux piétons, aux cyclistes et au transport public", estime le ministre.

Enfin, le plan s’inscrit également dans une démarche MaaS (mobility as a service) et vise à proposer des choix de mobilité intégrés aux usagers dans l’ensemble de la Région. Le Stib collaborera à cet effet avec les partenaires privés et publics.