L'action, baptisée "#Time4Rage", doit permettre d'organiser des assemblées populaires ouvertes à tous et toutes dans cette rue où se situent notamment le parlement fédéral et le cabinet du Premier ministre. La COP26 doit se tenir du 1 au 12 novembre à Glasgow, en Écosse, pour aborder la gestion de la crise climatique. Pour Extinction Rebellion (XR), les assemblées populaires constituent "un outil essentiel face à la crise écologique". Se rassembler rue de la Loi doit aussi mettre en avant "la responsabilité de la sphère politique face à l'urgence écologique, sociale et climatique". Face "au discours moralisateur ambiant qui met l'accent sur la responsabilité individuelle des gens", le mouvement appelle "les irresponsables politiques" à agir pour sauver l'humanité de cette crise.

"Le problème réside dans un système économique basé sur la croissance qui encourage les politiciens à prendre des mesures qui aggravent l'injustice, creusent les inégalités, détériorent l'habitabilité de la planète et menacent la paix mondiale", dénonce XR. "L'impératif de croissance économique qui domine notre modèle de développement exige que nous utilisions toujours plus de ressources. Notre mode de consommation à l'excès n'est pas compatible avec la gestion parcimonieuse qu'impose la situation", ajoute Xavier, porte-parole du mouvement.

Extinction Rebellion appelle les gouvernements à "imposer aux entreprises des mesures strictes visant à mettre fin immédiatement à toute activité destructrice du monde vivant", explique Xavier dans un communiqué. Cependant, le mouvement estime que le secteur privé a trop d'influence sur les dirigeants et dirigeantes politiques, ce qui les mène à prendre de mauvaises décisions. La solution, selon XR, réside dans "l'intelligence collective", en instaurant des assemblées de citoyens et citoyennes tirées au sort "et dotées d'un pouvoir législatif pour faciliter une transition maîtrisée vers une société équitable post-croissance et post-carbone".