Bruxelles Mobilité

Ce carrefour faisant l'objet de plaintes des riverains à cause du trafic de transit, la majorité avait décidé de fermer l'avenue à la rue Kersbeek.

Un matin de la dernière semaine d’août, les habitants du quartier de la rue Kersbeek se sont réveillés avec une légère surprise. En effet, le bout de cette rue qui est au croisement avec la rue Dumonceau était fermé à l’aide d’un dispositif, sous décision du collège. “Alain Mugabo (échevin Ecolo de la Mobilité, NDLR) a pris cette décision pour diminuer le trafic de transit, très fréquent dans ce quartier”, explique le bourgmestre Stéphane Roberti. “Mais il s’agissait d’une phase test. Notre but était d’obtenir des remarques et des avis au bout d’un temps.”

Concernant leur opinion sur la question, les habitants du quartier ne se sont pas fait attendre. En effet, si une très petite partie des riverains étaient ravis de cette décision, le reste, par contre, n’a pas hésité à faire savoir son mécontentement. En deux semaines plus de 1 000 signatures paraphaient une pétition contre cette mesure.

“Cette décision a été prise sans aucune consultation des riverains”, déplore Muriel Stockemer, gérante d’une pharmacie du quartier. “Pour venir dans notre magasin, les gens sont obligés de passer par trois ou quatre rues pour détourner ce nouveau dispositif. Ces quatre dernières semaines ont été très compliquées pour nous et pour notre chiffre d’affaires.”

Ce mardi soir, à l’occasion du conseil communal, de nombreux riverains ont dès lors exprimé leur colère à travers une interpellation citoyenne, à laquelle s’est jointe une motion signée par le MR, Défi, le CDH et le PTB. “Les partis d’opposition sont soudés pour faire respecter les valeurs de démocratie et d’écoute. Il est inadmissible qu’ECOLO décide en l’absence de toute concertation et de tout débat d’un aménagement qui impacte durablement la vie du quartier. Nous demandons le retrait du dispositif et nous exigeons que le plan soit revu ainsi que conditionné à une consultation populaire”, réclamait le chef de groupe MR Cédric Pierre De Permentier.

Ainsi, le collège a assuré que ce dispositif serait retiré de sitôt et qu’une consultation serait très vite organisée auprès des riverains pour trouver des solutions afin d’apaiser le quartier. “On n’aurait jamais tenu les six mois de phase test”, confie Muriel Stockemer soulagée. “Mais ils auraient du nous consulter avant pour que tout ceci n’arrive pas.”