Dans le cadre de la généralisation de la zone 30 au 1er janvier prochain, Bruxelles Mobilité va enlever 6000 panneaux en place actuellement pour marquer les débuts et fin de zone 30, qui ne seront plus nécessaires à partir du 1er janvier. Ces travaux auront lieu entre le 1er janvier et le 31 mars 2021.

Les panneaux enlevés seront recyclés, soit en nouveaux panneaux de signalisation quand c’est possible, soit en mobilier urbain. Bruxelles Mobilité étudie par exemple la possibilité d’équiper certains espaces publics de la Région bruxelloise de bancs en aluminium provenant des panneaux.

Cette problématique a fait d'objet d'une interpellation de Anne-Charlotte d’Ursel (MR), députée bruxelloise et présidente de la Commission Mobilité, ce matin au parlement bruxellois. La libérale demande une rationalisation, une cartographie et déplore notamment l’absence d’une centrale d’achat régionale pour l’achat de tels panneaux. Un constat entendu par la Ministre de la Mobilité qui s’est montrée ouverte à cette proposition.

Cette année, Bruxelles Mobilité a d’ores et déjà commencé à installer 1350 nouveaux. L’administration, dont le budget annuel en signalisation dépasse les 2.400.000 euros, possède actuellement quelques 40.000 panneaux sur le territoire régional.

"600.000 euros sont prévus en 2020 et 600.000 en 2021 pour assumer le coût de la signalisation liée à la mise en place de la zone 30. C’est un montant important quand on sait qu’un panneau avec poteau coûte aux alentours de 550 euros", s’exclame Anne-Charlotte d’Ursel. "Ces coûts sont nécessaires afin d’assurer la sécurité et la lisibilité du nouveau régime de vitesse décidé par la majorité PS-Ecolo-Défi. Mais je m’étonne de constater que la Région ne bénéficie toujours pas d’une centrale d’achat pour les communes qui souhaitent acquérir du matériel de signalisation et du mobilier urbain. C’est dommage car, au vu des montants investis, cela permettrait de réaliser des économies d’échelle mais surtout d’uniformiser ceux-ci pour qu’ils soient plus facilement reconnaissables, compris et participent à l'image de marque de notre capitale à l'instar des noms de rue à Paris par exemple."

Selon elle, trop de panneaux superflus bordent nos routes, avec des risques au niveau de la sécurité routière. "Certains panneaux sont obsolètes ou en doublon. Les études montrent pourtant que cela peut avoir de graves répercussions sur la sécurité routière. Il convient de lancer une réflexion pour une ville libérée de ses panneaux superflus pour ne garder que l'essentiel. Il suffit pour cela de prendre exemple sur nos voisins néerlandais. Mais pour cela Bruxelles Mobilité devrait disposer d’une cartographie actualisée."

La ministre a toutefois précisé que Bruxelles Mobilité dispose actuellement d’une cartographie de ses panneaux de signalisation mais pas d’une image complète de ceux installés par les communes.