Bruxelles Mobilité

La généralisation de la zone 30 vaut aussi pour les vélos et acteurs de mobilité partagée...

La généralisation de la zone 30 sur l'ensemble de la Région bruxelloise fait couler beaucoup d'encre. Cette généralisation devrait être effective à partir de janvier 2021. Mais quid des cyclistes et des véhicules de mobilité partagée ?

Pour Benoît Godart, porte-parole de Vias, l'institut belge de la sécurité routière, ceux-ci ne seront pas exempts de verbalisation. Si la plupart des cyclistes roulent à du 20km/h de moyenne, certains vélos, comme les Speed Pedelec, peuvent atteindre une vitesse de 45 km/h. "Ces vélos disposent d'une plaque d'immatriculation et peuvent donc être flashés. Cela a d'ailleurs été le cas lors du récent marathon de contrôle de vitesse. Les cyclistes concernés recevront donc une perception immédiate de 56 euros."

En revanche, les vélos classiques ne disposent, eux, pas de plaque d'immatriculation mais ce n'est pas pour autant qu'ils resteront impunis. "Si un cycliste entraîné circule sur un vélo à plus de 30 km/h, on ne sait pas faire grand chose. Par contre, si le policier estime que le cycliste met en danger d'autres usagers, il pourra alors toujours utiliser l'article de loi qui dit qu'on doit adapter la vitesse aux circonstances. A Bruxelles-Ville et à Ixelles, certains policiers de la brigade cycliste utilisent déjà cet article pour verbaliser des cyclistes sans qu'ils soient flashés."

En clair, le fait de verbaliser dépendra du bon vouloir des policiers sur le moment même...

Selon Benoît Godart, il convient également de sensibiliser les opérateurs de mobilité partagée au bon respect de cette mesure. "Les scooters électriques partagés, par exemple, disposent d'une plaque d'immatriculation et ils devront aussi respecter les 30 km/h. On en a peu parlé jusqu'à présent mais si un radar flashe un scooter électrique, un PV sera envoyé et le parquet va demander à l'opérateur d'identifier la personne au volant pour lui répercuter l'amende", conclut-il.