En décembre dernier, le Parlement bruxellois votait la fameuse "ordonnance sparadrap". Un texte qui, à la suite de la décision de justice bloquant Uber dans la capitale, permettait, aux chauffeurs LVC (Uber et Heetch) de continuer à exercer dans la ville-région dans l’attente de l’implémentation du nouveau plan taxi.

Sauf que voilà : cette tolérance ne s’applique pas aux chauffeurs ayant des licences wallonnes et flamandes, désormais persona non grata à Bruxelles. Ce qui fait bondir certaines associations de chauffeurs d’application, qui lanceront une action coup de poing ce mardi 29 avril.

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"On demande l’arrêt des saisies des véhicules avec licences flamandes et wallonnes jusqu’au plan taxi", dénonce Fernando Redondo, président de l'Association Belge des Chauffeurs de Limousine (ABCL).

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Des Bruxellois avec des licences non bruxelloises

Selon l’association, ce sont 1.000 chauffeurs, avec des licences flamandes et wallonnes, qui se retrouvent à la porte. "On veut juste que les personnes puissent continuer à travailler. Ce sont des Bruxellois et des personnes de la périphérie directe qui ont des licences flamandes et wallonnes. À l’époque, les règles étaient différentes, notamment pour le gabarit du véhicule. Certains ont donc choisi une licence flamande ou wallonne, car la législation leur permettait d’avoir des voitures plus petites et ils pouvaient également travailler à Bruxelles." L’association demande également un droit passerelle prolongé pour ces chauffeurs bannis.

De Montgomery au cabinet Vervoort

Les chauffeurs se réuniront à 9h au rond-point Montgomery. Ils se dirigeront ensuite vers la rue de la Loi et le cabinet du ministre-président Rudi Vervoort (PS) rue Ducale, avant de se rendre au Parlement bruxellois en passant devant le Palais de justice. "Nous allons semi-bloquer les rues : on va laisser une bande pour que les gens puissent passer, car on veille aux Bruxellois et on ne veut pas leur faire du tort. Mais il faut faire entendre notre voix", commente Fernando Redondo.

Après le passage au Parlement régional, le cortège repartira par le Sablon, à nouveau en direction du cabinet du ministre-président. "On restera jusqu’à ce que nous soyons entendus."