Bruxelles Mobilité Entre 40 et 50 millions d’euros sont mobilisés chaque année pour la rénovation des tunnels bruxellois.

"Le risque est minimal que l’incident survenu à Charleroi ne se produise à Bruxelles", assure Camille Thiry, porte-parole de Bruxelles Mobilité.

Et pour cause, à la suite de la "crise des tunnels", le précédent gouvernement bruxellois a établi un Programme pluriannuel d’investissement visant à rénover les 26 tunnels bruxellois. Ce Programme, élaboré en 2015, fixe les investissements et les actions à entreprendre dans les tunnels bruxellois pour une durée de 15 ans en intégrant tant les travaux de génie civil que les aspects liés à la rénovation de l’électromécanique des tunnels.

Dans ce document, chaque tunnel dispose d’un programme d’actions spécifiques et d’une estimation budgétaire précise pour la réalisation des travaux. Les interventions sont par ailleurs déclinées par ordre de priorités et un calendrier à court, moyen et long terme organise les travaux en fonction des urgences. C’est ainsi que le tunnel Porte de Hal, dont l’état de vétusté était très avancé, a été rénové. D’autres le sont actuellement comme le tunnel Rogier ou le très fréquenté tunnel Léopold II. En termes de budget, ce sont entre 40 et 50 millions d’euros qui sont mobilisés chaque année pour la rénovation des tunnels.

Par ailleurs, la Région bruxelloise entreprend dans le même temps la rénovation des 92 ponts et viaducs, dont certains sont dans un état de vétusté avancé. C’est ainsi que le tunnel Grosjean qui passe sous l’autoroute E40 sera fermé à partir de ce lundi pour des travaux d’entretien. Grâce à une classification des ouvrages d’art allant de A (ouvrages dangereux) à F (ouvrages sans défaut), les autorités disposent d’une vue globale sur les actions à mener pour l’entretien des ponts et viaducs dans les années à venir.