La concertation interrégionale autour du projet de tarif kilométrique intelligent ne sera visiblement pas un long fleuve tranquille… Interviewée dans le journal De Tijd, la ministre flamande de la Mobilité, Lydia Peeters (Open VLD), a marqué ses réserves quant au projet actuel du gouvernement bruxellois. En cause notamment : le manque d’alternatives.

"Pour un Flamand qui se rend à Bruxelles, les transports en commun, les pistes cyclables ou les parkings périphériques ne suffisent pas. Ce que Bruxelles fait avec le péage (NDLR : il s’agit en fait d’une tarification intelligente) est une punition pour ces gens", a expliqué la Limbourgeoise au quotidien financier néerlandophone.

La ministre a toutefois indiqué que l’instauration d’un prélèvement kilométrique intelligent était "en principe une bonne idée". "À condition qu’il s'agisse d'un tax shift et non d'une augmentation fiscale." Et elle n’est pas la seule : la libérale plaide pour une harmonisation à l’échelle nationale d’une telle mesure.

Pour rappel, le projet de tarif intelligent SmartMove, annoncé initialement pour cette législature, semble avoir du plomb dans l’aile ces derniers temps. Sur les ondes de BX1, le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS), a récemment émis des doutes quant à la mise en œuvre de SmartMove sous cette législature.

Récemment interviewée dans nos colonnes, la ministre régionale de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) n’a de son côté pas “osé” donner de date… Et quand on interroge le ministre des Finances, Sven Gatz (Open VLD), du même parti que Lydia Peeters, sur les probabilités de réussite du projet avant 2024, il considère qu’"une chance sur deux semble optimiste".

Autre étape cruciale dans le dossier : l’avis du Conseil d’État sur la mise en œuvre de SmartMove, qui est attendu dans les prochaines semaines.