Plainte a été déposée au Comité P suite à la saisie d’un véhicule le mercredi 13 novembre.

Le mercredi 13 novembre, un chauffeur Heetch rentre à son domicile d’Alost vers 11 h du matin au moment où il se fait contrôler. L’agent de police lui demande ses documents et le chauffeur s’exécute. Tous ses papiers étaient en ordre, sauf le contrat préalable de 90 euros pour un minimum de 3 heures qu’il n’avait pas à sa disposition.

"Normalement, les chauffeurs doivent disposer de ce contrat uniquement s’ils sont en présence d’un client privé, or le chauffeur ne transportait personne au moment du contrôle. La police a alors saisi sa plaque d’immatriculation alors que tous les documents, à savoir la licence, le contrôle technique, l’assurance, le permis de conduire, la carte d’identité, étaient en ordre. L’agent en question a exigé du chauffeur qu’il se rende au commissariat de la police de la route vers Anderlecht. Là, il s’est également fait saisir son véhicule", fustige Fernando Redondo, président de l’association belge des chauffeurs de limousine.

Selon lui, la police a fait de l’excès de zèle. Plainte a été déposée au Comité P. "L’agent a été jusqu’à renvoyer la plaque à la DIV, le service d’immatriculation des véhicules, afin que la plaque soit purement et simplement annulée. C’est complètement surréaliste et d’un autre temps ! N’y avait-il pas moyen de dresser tout simplement un procès-verbal au lieu de sortir les gros moyens ? Où va-t-on dans l’escalade de toute cette violence ?", s’insurge Fernando Redondo.

Il déplore le traitement réservé à ce chauffeur. "En saisissant sa plaque et sa voiture, le garçon se trouve dans une situation très grave puisqu’il a dû payer 404 euros pour sortir son véhicule de la fourrière et environ 250 euros pour le remorquer jusqu’à son domicile. De plus, il doit maintenant attendre un certain délai pour pouvoir disposer d’une nouvelle licence. Et pendant tout ce temps, ce garçon se retrouve au chômage !", déplore-t-il. "Nous allons envoyer un courrier aux chefs de corps des six zones bruxelloises ainsi qu’à la police fédérale afin qu’ils reçoivent un document précis leur expliquant la manière d’effectuer les contrôles. Il y aura ainsi une uniformité dans les contrôles et cela pourrait éviter aux agents de faire de l’excès de zèle dans leurs méthodologies qui deviennent vraiment douteuses."