Bruxelles Mobilité

Aménagement des stations, offre du réseaux et présence des agents : petite comparaison entre les transports en commun à Bruxelles et à Stockholm.

A l'occasion du congrès UITP (Union Internationale des Transports publics), une délégation de la Stib s'est rendue à Stockholm en début de semaine. L'objectif : s'inspirer des systèmes qui fonctionnent ailleurs dans le monde en matière de transports en commun. Dans ce cadre, les représentants de la Stib ont visité les transports de la capitale suédoise ce mercredi matin.

Dans le labyrinthe du réseau de métros, les visages se lèvent pour observer le décor. Peintures sur les murs, œuvres d'art disposées au plafond ou sur les quais : ici et là, des séances photos s'improvisent dans les groupes de touristes. Et pour cause, à Stockholm, les stations valent le détour ! Souvent colorées, tantôt drôles ou totalement kitsch, elles proposent toutes une ambiance différente. Autant d’œuvres d'art qui ne souffrent d'ailleurs d'aucune dégradation, contrairement à celles des stations bruxelloises. "Les tags et la saleté, c'est un vrai problème à Bruxelles. On a engagé des équipes qui nettoient les stations en continu mais rien n'y fait : on n'arrive pas à les tenir propres", confie Thomas Ryckalts.

Le président de la Stib est d'autant plus respectueux de la propreté des lieux que le réseau de la ville est beaucoup plus large qu'à Bruxelles. "Vous avez vu le nombre de lignes dont ils disposent ? On en a beaucoup moins à Bruxelles alors que Stockholm est plus petite ! J'ai pris une photo du plan du réseau tellement j'étais étonné !"

Outre les lignes de métro et de tram, des trains relient la banlieue de la capitale suédoise au centre-ville en quelques minutes. Inaugurées en 2017, ces lignes de train ont nécessité une vingtaine d'années de négociations avant que les autorités compétentes n'arrivent à se mettre d'accord sur un plan d'action. "25 ans ? Mais on est dans les temps alors !", s'exclame le président de la Stib, qui n'hésitera pas à ressortir ce chiffre dès qu'il en aura l'occasion, laissant largement sous-entendre que la lenteur bruxelloise n'est peut-être pas si problématique que cela. Plus sérieusement, il fera également remarquer qu'investir est "plus simple quand on ne doit pas se plier aux contraintes budgétaires liées à l'appartenance à la zone euro".

Ces investissements ont permis à la société de transports stockholmoise d'aménager des stations à plus de 45 mètres sous le niveau du sol. En témoignent les escalators vertigineux qui attendent les navetteurs à la sortie du métro. A Bruxelles, les stations les plus profondes comme Mérode ou Botanique se situent à une vingtaine de mètres sous terre. "Chez nous, on fait polémique quand on parle de descendre à 40 mètres pour le métro Nord alors qu'ici, certaines stations se trouvent à - 80 mètres !" Des stations dans lesquelles des agents sont encore présents une fois passées 22h, pour informer les voyageurs qui en ont besoin. "Ca, ça n'existe pas à Bruxelles : les stations derment beaucoup trop tôt", constate Thomas Ryckalts avant de conclure : "On ne peut que s'améliorer !"

© S.Z.