La Stib va réaliser une enquête sur le sentiment de sécurité de ses voyageurs (Baromètre de sécurité) à partir de septembre 2021. Cette enquête sera renouvelée annuellement. C'est ce qui est ressorti d'une question posée en commission Mobilité du parlement bruxellois par la députée Latifa Aït-Baala (MR). " Le harcèlement verbal à caractère sexiste et les menaces, intimidations ou insultes à caractère sexiste font partie des questions, ainsi que les comportements d’évitement mis en place par les voyageurs", a assuré la ministre de la Mobilité Elke Van den Brandt.

Plusieurs mesures ont déjà été prises au sein de la Stib pour lutter contre le harcèlement et les violences faites aux femmes, selon la ministre : présence humaine renforcée sur le réseau et en particulier dans les stations, travail de sensibilisation du personnel concerné, plans directeurs stations qui intègrent déjà depuis longtemps des principes destinés à rendre les stations plus sécurisantes et accueillantes, très nombreuses caméras réparties sur l’ensemble du réseau, amélioration progressive des arrêts en incluant le sentiment de sécurité, etc.

Mais selon la députée, la Stib doit mettre les bouchées doubles pour sécuriser ses espaces. "La crise sanitaire n’a pas mis fin au harcèlement sexuel dans les transports en commun. Des initiatives auraient dû être prises afin de prendre ce problème au sérieux malgré la situation actuelle. Il s’agit à présent d’accélérer le tempo afin de sécuriser les transports publics bruxellois. Beaucoup de femmes ne prennent pas les transports en commun parce qu’elles ne s’y sentent pas en sécurité. C’est un obstacle de taille pour l’utilisation des transports publics bruxellois", fustige-t-elle.

"Nous plaidons pour une meilleure information à destination des usagers quant au comportement à avoir quand on est témoin de harcèlement sexiste ou de violence", explique de son côté le député libéral David Weytsman. "Nous souhaitons également que la Stib étudie l’option des arrêts à la demande en cas de comportement problématique et intègre un critère relatif aux comportements sexistes dans ses conditions de vente. Cela permettrait d’exclure des réseaux de la STIB des personnes qui se sont rendues coupables de tels comportements."