L'ASBL Zij-kant, qui est à l'initiative du projet, donnera le départ de cette balade mixte à 14h30 place Jo Cox. Elle devrait se terminer vers 16h30 avenue Richard Neybergh pour l'inauguration de la fresque, qui représente une femme à vélo.

"J'ai voulu représenter la petite fille qui sommeille en toute femme, dans un univers cosmique, inspiré de références culturelles qui vont des années 1980 à nos jours, et qui prend son envol grâce à la sensation de liberté que l'on ressent à vélo, cheveux aux vent", commente Anthea Missy.

La fresque s'inscrit dans le cadre de la campagne Women Bike the City, qui vise à encourager le public féminin de toutes les générations à employer le vélo comme un moyen de transport quotidien.

Environ 36% des cyclistes comptés à Bruxelles en 2019 sont des femmes, contre 30% en 2010, selon les données de l'Observatoire bruxellois du vélo et de Pro Vélo. Cette augmentation est notable étant donné que le nombre total de vélos est également en progression constante ces dernières années. Le taux de croissance annuel moyen du flux des cyclistes se maintient en effet autour de 13% depuis 2010. Cela signifie que proportionnellement, il y a plus de femmes qui se mettent à la petite reine que les hommes.

"La proportion de femmes à vélo dans une ville est un bon indicateur du sentiment de sécurité sur les routes", commente Florine Cuignet, chargée de la politique bruxelloise pour l'association de cyclistes Gracq. "Elles ont aussi encore plus largement la charge de conduire les enfants à l'école et de faire les courses, autant d'activités qui nécessitent plus d'infrastructures et de sécurisation si elles sont faites à vélo."

Mme Cuignet pointe également "une inégalité dans la place des femmes dans l'espace public pour des questions de sentiment de sécurité. Ce n'est donc pas une question spécifique au vélo, (ce dernier) permettant même d'être moins sujet à être abordé et être l'objet de comportements machistes. Je pense que c'est d'abord la question de la sécurité routière qui explique la disparité des chiffres entre hommes et femmes", avance-t-elle. "Le public de nos formations pour apprendre à se sentir plus à l'aise dans le trafic est majoritairement féminin. Aux Pays-bas, où tout est pensé pour le vélo, il y a autant de femmes, voire un peu plus de femmes que d'hommes qui font du vélo", ajoute-t-elle encore.