Le collectif "Contre la fermeture du Bois de la Cambre" ouvre ce lundi deux semaines d'actions lors desquelles 20.000 affiches seront collées dans les communes liées au bois et des tracts seront distribués aux riverains, commerçants et automobilistes. Une manifestation est également envisagée.

Sur l'affiche, un "NON" est posé devant les effets du report de pollution sur les rues habitées, de l'immobilité et de la destruction du tissu économique. Un "Oui" précède entre autres le concept de mobilité partagée. Le recours en référé initié par la commune d'Uccle, avec le soutien de riverains, passera devant le tribunal de première instance le 19 octobre

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"Nous travaillons avec des avocats pour reprendre des négociations de façon plus intelligente", explique Stéphane Davidts, membre de l'Association pour la Protection des Riverains du Bois de la Cambre.  "Il est en effet question de se mettre en conformité avec le plan Good Move approuvé en début d'année par le gouvernement bruxellois et qui prévoit une ville avec moins de voitures, mais c'est un plan qui est prévu sur 10 ans. Donc, ce n'est pas après trois mois qu'il faut fermer le Bois de La Cambre, et ce sans alternatives. Ces 10 ans doivent permettre d'en trouver (...) On tue économiquement le centre de la ville." 

Selon le collectif, ce sont les populations du sud de l'agglomération bruxelloise qui sont coupées de leur lien principal avec la capitale, faute de métro et RER. Stéphane Davidts remarque aussi que les communes du sud souffrent plus fortement du vieillissement de leurs populations, moins enclines à se mettre au vélo. "Ma femme et mes deux fils roulent à vélo et j'en ai moi-même fait pendant 30 ans, mais beaucoup de ceux qui continueront à se rendre à Bruxelles le feront en voiture pour des raisons de santé, de transports de matériel, de confort... Forcer les ambulances de l'hôpital en lisière de bois, spécialisé dans les opérations cardio-vasculaires, à s'engluer dans le trafic est aussi criminel". 

Ces 15 jours de mobilisation prennent place après un mois de phase-test sur les deux prévus entre mi-septembre et mi-novembre. Le collectif dénonce la "méthode du fait accompli", sans étude d'incidence préalable, comme cela a été le cas pour le piétonnier du centre.