Trottinettes qui obstruent le chemin, ascenseurs en panne, etc. Mirella, 61 ans, est à bout de nerfs.

Mirella, 61 ans, est à bout de nerfs. Cette dame est en chaise roulante et doit se rendre deux à trois fois par mois à l’hôpital Erasme depuis son domicile situé à Wavre. Mais lors de chaque trajet, elle rencontre les pires difficultés à se rendre à l’hôpital à cause des ascenseurs qui dysfonctionnent ou des engins de mobilité partagée (trottinettes et vélos principalement) qui obstruent son passage. Aujourd’hui, elle souhaite pousser un coup de gueule.

“Je tiens à me rendre à l’hôpital par mes propres moyens pour garder un tout petit peu d’autonomie mais à chaque fois, je rencontre les pires difficultés”, explique-t-elle. “Mon trajet habituel est le suivant : un véhicule d’assistance du CPAS de Wavre me dépose jusqu’à la station de métro Delta où je dois prendre le métro pour rallier l’hôpital Erasme. Mais rien que pour accéder à la station de métro, c’est déjà très compliqué car des trottinettes ou vélo obstruent mon chemin. Je ne parviens jamais à déplacer les engins car je n’ai pas assez de force et une mobilité réduite. Du coup, je sollicite l’aide des passants mais comme c’est l’heure de pointe, tout le monde est pressé et court partout. Certaines personnes me répondent carrément qu’elles n’ont pas le temps de m’aider alors que je ne demande pas grand-chose pourtant…”, se désole Mirella. “Des policiers se trouvent souvent dans ce quartier et j’estime qu’ils pourraient tout de même faire le nécessaire pour libérer l’espace public !”

Un manque de civisme

Des difficultés sont également rencontrées pour accéder jusqu’à la rame de métro. “Trop souvent, les ascenseurs sont en panne et dans ce cas, je dois me débrouiller pour arriver tant bien que mal sur le quai. Une fois sur le quai, les infrastructures ne sont pas suffisantes que pour que je puisse pénétrer toute seule à l’intérieur de la rame et je dois constamment me faire aider. De plus, en pleine heure de pointe, certaines personnes occupent les espaces réservés aux personnes à mobilité réduite et je dois à chaque fois me signaler pour que les personnes me laissent la place, ce qu’elles ne font pas toujours spontanément. Ce manque de civisme est particulièrement désagréable...”, conclut Mirella, qui appelle tout un chacun à être plus vigilant quant à la situation des personnes à mobilité réduite.