On attendait des détails du "plan-taxi" annoncé en grande pompe ce jeudi, ou du moins l’esquisse de solutions temporaires. Mais il faudra visiblement encore attendre.

Interrogé ce vendredi après-midi par les députés régionaux, le ministre-président Rudi Vervoort (PS) a livré peu d’informations sur le futur des chauffeurs Uber en Région de Bruxelles-Capitale. Le socialiste everois a rappelé que l’exécutif n’est pas partie prenante de la décision de justice confirmant les astreintes passées et futures à l'encontre de la société Uber, et a insisté sur le fait que la société "a choisi" de suspendre son application ce vendredi. "Dans la situation actuelle, le fait de choisir de fermer aujourd’hui ne correspond à aucune obligation, dans la mesure où l’arrêt n’a pas été à ce jour notifié". "C’est Uber qui décide de se déconnecter à 18h pour appliquer une pression politique et pour instrumentaliser les chauffeurs", ajoute le député Jamal Ikazban (PS).

Dans un communiqué, le gouvernement a assuré ce jeudi "chercher activement une réponse temporaire à la situation créée par l’arrêt et l’attitude de Uber, en l’attente de l’adoption de la réforme". Rien n’a cependant encore été officialisé. Ce que déplorent les députés, au sein de l’opposition, comme de la majorité.

Et quid du "plan-taxi" ? Très peu d’informations ont été données aux parlementaires. En septembre dernier, plusieurs éléments de l’avant-projet ont été dévoilés à la presse, comme notamment un statut unique pour les taxis et LVC et un numerus clausus évolutif des licences.