En juin dernier, la commune de Woluwe-Saint-Pierre s’est lancée dans un projet pilote assez innovant. Huit bornes de rechargement pour voitures électriques ont été installées directement sur les poteaux d'éclairage public. Grâce à un badge ou une application, l’utilisateur peut dès lors sortir son câble et brancher son véhicule au plug-in pour bénéficier d’un rechargement "normal" (pas de charge rapide).

"C’est une première belge ! On a installé ce système dans différents endroits de la commune, principalement là où les gens n’ont pas de garages, comme dans le centre et dans le quartier Montgomery. J’ai découvert ce système à Londres, et je me suis dit qu’il fallait absolument l’installer ici", commente l’échevin de la Mobilité Alexandre Pirson (CDH).

Une partie des 11.000 bornes

Selon le mandataire wolusanpétrusien, le système offre de nombreux avantages, car il est bon marché, plus facile à installer et moins intrusif qu’une borne classique. "C’est une bonne gestion de l’espace public, car on utilise une source électrique déjà existante. Les retours sont très positifs", se réjouit le mandataire.

En effet, du côté de Sibelga (gestionnaire des réseaux gaz et électricité à Bruxelles), on se dit charmé par ce projet pilote. "C’est une solution qui en effet fonctionne et qui fait ses preuves. On étudie cette possibilité. Cela permet notamment de limiter l’encombrement du mobilier urbain", indique la porte-parole. Ce dispositif a donc de grandes chances d'être étendu à terme au niveau régional, parallèlement aux bornes traditionnelles, aux installations dans les parkings privés, commerciaux… Dans l’objectif de développer 11.000 bornes en Région bruxelloise. Sibelga réalise d’ailleurs de son côté un projet pilote similaire dans son QG.

Du côté du cabinet d’Alain Maron (Écolo), en charge de l'Énergie, on trouve également que le système de Woluwe-Saint-Pierre constitue "une solution intéressante pour atteindre les objectifs de la Région". Mais des critiques sont émises quant au financement sur fonds publics de ces installations et l’accès limité aux riverains. "Il s'agit d'un projet pilote. Notre but n'est pas de faire cavalier seul, mais plutôt d'apporter une solution ", rétorque l’échevin de Woluwe.