Les véhicules d’épandage de la Région bruxelloise sont à pied d’oeuvre depuis ce début de semaine afin de rendre les voiries praticables pour tous les usagers de la route. Pour traiter l’ensemble du réseau, les épandeuses de Bruxelles Mobilité couvrent chaque plus de 800 km en 3h30 via 17 circuits pour les voiries. Bruxelles Mobilité épand sur toutes les voiries régionales : routes principales, grands carrefours, tunnels et viaducs.

A côté des 17 grands circuits d'épandage pour les voiries, 14 circuits supplémentaires sont dédiés au déneigement des pistes cyclables via des machines de petit gabarit qui permettent un déneigement souple et rapide. Bruxelles Mobilité veut ainsi encourager les cyclistes qui continuent à rouler même en hiver.

"Pour un épandage, nous avons besoin d’environ 85 tonnes de sel et plusieurs milliers de litres de saumure", explique Camille Thiry, porte-parole de Bruxelles Mobilité. "Près de 4000 tonnes de sel sont actuellement disponibles dans les trois dépôts situés à Delta, au port de Bruxelles et à Anderlecht."

Le sel est généralement acheminé depuis les Pays-Bas via le port de Bruxelles. Le budget annuel d’épandage revient à environ 2 millions d’euros par an pour acheter le sel, les épandeuses et payer le personnel.

"Ce n'est pas nécessairement le froid qui pose problème mais bien le fait d’avoir des routes mouillées sur lesquelles il fait froid. La hantise des services d’hiver, c’est quand il y a des températures négatives la nuit et de la pluie en continu, ce qui n’est pas le cas actuellement", précise Camille Thiry.

Par ailleurs, Bruxelles Mobilité dispose de stock de sel en suffisance pour les communes qui n’en auraient pas suffisamment. "Nous sommes dans un système de "centrale de marché" avec un fournisseur de sel. Les communes peuvent se greffer sur ce marché pour l’approvisionnement de sel et certaines d’entres-elles se fournissent par ce biais", conclut Camille Thiry.