Le CDH, via son chef de groupe au parlement bruxellois Benoît Cerexhe, a déposé une proposition de résolution dans ce sens.

Outre l’augmentation de l’offre de transport en commun, l’amélioration de la qualité et de l’efficacité du service constitue également un objectif poursuivi par le gouvernement bruxellois dans sa politique relative aux transports en commun.

Dans ce contexte, le CDH propose la mise en place d’un projet pilote sur plusieurs lignes de tram et de bus de la Stib visant à engager des accompagnateurs. "Tout d’abord, cela améliorerait la qualité du service et le confort des voyageurs. En effet, les accompagnateurs pourraient prévenir et encadrer toute une série d’incidents ou de désagréments, liés par exemple à des comportements inadaptés, voire violents, de certains voyageurs. Ce type d'événements n’est certes pas fréquent, mais ils se produisent tout de même de manière régulière et troublent la tranquillité, voire dans certains cas, la sécurité des voyageurs. En outre, ces accompagnateurs pourraient améliorer le confort des voyageurs en aidant à la montée des personnes les plus faibles telles que les personnes âgées, personnes handicapées, femmes avec poussette,…", explique Benoît Cerexhe,

L'un des autres objectifs poursuivi par le CDH est de lutter contre la fraude. "La présence d'accompagnateurs permettrait de réduire sérieusement la fraude puisque l’une des missions de ces accompagnateurs serait le contrôle de la validité des tickets et des abonnements des voyageurs. Or, la resquille reste un phénomène non-négligeable. En effet, en 2016, 59.000 PV ont été dressés pour des trajets non payés. Cette diminution drastique permettrait donc d’éliminer le coût lié à l’engagement de contrôleurs et augmenterait les recettes de la Stib", poursuit Benoît Cerexhe.

Par ailleurs, une autre mission dont pourraient être chargés ces accompagnateurs serait la vente de tickets. "En conséquence, la vitesse commerciale des trams et des bus serait améliorée. En effet, les chauffeurs ne seraient plus troublés par des demandes de paiement de tickets, mais aussi de renseignements. Enfin, la fonction d’accompagnateur pourrait aussi permettre d’offrir des perspectives de fin de carrière pour le personnel plus âgé. Précisons également qu’en procédant à l’engagement d’accompagnateurs, Bruxelles ne serait pas une pionnière en la matière. En effet, d’autres compagnie de transports de plusieurs villes européennes, telles que Rotterdam Amsterdam ou encore Stockholm, ont déjà franchi le pas et engagé du personnel accompagnant dans leurs bus et leurs trams", ajoute Benoît Cerexhe.

Néanmoins, mettre à disposition des voyageurs du personnel accompagnant sur l’ensemble du réseau bus et tram de la Stib représente une quantité de personnel non négligeable et donc un coût qui l’est tout autant. Raison pour laquelle le CDH propose de procéder, dans un premier temps, à une phase test pour évaluer le coût engendré par une telle mesure. "Il nous semblerait plus opportun de commencer par un projet pilote sur certaines lignes de la Stib afin de mesurer avec davantage de précisions et en conditions réelles, la pertinence de la présence de personnel accompagnant, avant d’engager les moyens suffisants pour assurer une généralisation de la présence d’accompagnateurs sur le réseau de la STIB", conclut le député.