Une prolongation avait été demandée. En vain. L’enquête publique sur la création du tronçon nord du métro 3 s’achève ce mardi 5 avril.

Ces derniers jours, des voix se sont élevées contre le délai jugé trop court pour consulter la masse de documents. “Face à l’énormité du dossier – plus de 7.000 pages – demander de remettre un avis dans un délai de 30 jours est mission impossible”, a dénoncé l’Arau (Atelier de Recherche et d’Action Urbaines), appuyé par Inter-Environnement Bruxelles. Une manifestation a d’ailleurs eu lieu à Schaerbeek jeudi.

Côté politique, les Verts étaient montés au front avec la députée régionale Isabelle Pauthier (Écolo). “Trente jours de consultation… démocratiquement parlant, cela pose problème quand on voit l’ampleur du dossier et son coût non contrôlé”, nous indique la parlementaire qui “passe tout son temps à lire les documents depuis leur publication” et n’est toujours pas au bout de l’ouvrage.

Peu de commentaires ministériels

Face à ces interpellations, le secrétaire d’État compétent, Pascal Smet (Vooruit), n’a pas prolongé l’enquête publique, se retranchant derrière le Code bruxellois de l’aménagement du territoire (Cobat). Ce prescrit légal prévoit en effet un délai de trente jours pour cette enquête. Une procédure qui peut cependant être allongée selon Isabelle Pauthier. “J’estime qu’on aurait pu faire un geste. Et idéalement prolonger jusqu’à l’été.”

Du côté du ministère bruxellois de l’urbanisme, aucun commentaire. Si des réactions ont fusé côté parlementaires écologistes, les ministres bruxellois Groen-Écolo sont quant à eux également restés très discrets. Interrogée sur les antennes de BX1, la ministre Elke Van den Brandt (Groen) a assuré qu’il n’est pas question d’un blocage de l’un ou l’autre partenaire du gouvernement. “C’est une question  de qu’est-ce qu’on peut faire pour tenir compte des dead-lines des autres permis déjà délivrés”.