Bruxelles Mobilité

Notre grand scan électoral. Un thème, trois sujets, chaque parti se positionne, les Bruxellois ont aussi la parole… Aujourd’hui, exceptionnellement en libre accès pour tous nos internautes : la mobilité.


La problématique de la mobilité a déchaîné les passions durant cette législature. Avec la requalification des entrées de ville en boulevards urbains, le développement des pistes cyclables, l’arrivée massive de nouveaux services de mobilité partagée, l’on assiste actuellement à un changement au niveau des mentalités et des comportements. Terminée l’ère du tout à la voiture, c’est désormais la thématique de la mobilité douce qui truste les discours politiques. Mais Bruxelles reste l’une des villes les plus congestionnées au monde et à l’approche des élections, chaque parti y va de sa petite idée pour désengorger la capitale. Voici un tour d’horizon.

Défi et one. brussels favorables à un péage urbain

Sur les neuf partis sondés, seuls Défi et one.brussels se disent favorables à l’instauration d’un péage urbain autour de Bruxelles pour limiter le nombre de véhicules. “À terme, nous visons la mise en place d’une redevance kilométrique intelligente mais en attendant, nous développerons un péage urbain”, explique-t-on du côté de one.brussels. En revanche, le PTB estime que cette mesure est inégale. “Le péage urbain coûte la même chose pour le directeur d’entreprise que pour l’employé. C’est injuste. Investissons plutôt dans l’offre de transports en commun”, explique le parti de gauche. Du côté du CDH, on se dit opposé au péage urbain “qui inciterait simplement les entreprises à s’installer en périphérie. Mais nous sommes pour une réforme fiscale pour inciter les navetteurs et les Bruxellois à choisir les alternatives à la voiture individuelle pour se rendre au boulot.” Au MR, le péage urbain n’est pas la solution non plus. Les libéraux privilégient la création et la multiplication des parkings de dissuasion aux entrées de ville pour les navetteurs.


La N-VA circonspecte quant à la démolition du viaduc Herrmann-Debroux

Le gouvernement bruxellois vient d’acter la démolition du viaduc Herrmann-Debroux pour transformer le site en boulevard urbain. Une mesure qui satisfait huit des neufs partis sondés. Seule la N-VA se montre dubitative. “La démolition du viaduc ira de paire avec une mutation des flux de trafic. Une étude approfondie de la circulation est nécessaire au préalable”, estime le parti flamand.


Mobilité douce : la liste Destexhe opposée à la généralisation des sites propres

Tous les partis s’accordent pour dire qu’il faut généraliser les sites propres sécurises partout où c’est possible pour donner plus de place à la mobilité douce. “Nous voulons des parcours cyclables et piétons sécurisés dans toute la ville avec accès sécurisé et agréable à tous les quartiers, et des pistes cyclables le long des lignes de chemin de fer”, explique Défi. De son côté, le PS souhaite augmenter l’offre de stationnement (vélos, trottinettes, etc.) sécurisé en voirie ou hors voirie, “en nouant des partenariats avec les communes, les entreprises et les associations bruxelloises.” Seule la liste Destexhe est plus nuancée sur cette question. “Nous sommes pour, mais pas si le résultat est d’augmenter les embouteillages. Il faut construire des parkings dans et aux abords de Bruxelles”, explique la liste d’Alain Destexhe.