Joggeurs, parents avec poussette et enfants profitant du terrain de jeux : Bruxellois et Bruxelloises du nord-ouest de la capitale sont nombreux à emprunter l'allée du parc Elisabeth ce mercredi matin. Une allée qui aurait pu perdre de sa superbe. Côté avenue du Panthéon, l'arrêt de tram Besme fait partie des dix arrêts prioritaires nécessitant un réaménagement pour garantir l'accessibilité et la sécurité des voyageurs.

Les quelque 2 000 personnes qui l'empruntent chaque jour dans les deux sens ne disposent en effet que de très peu de place pour attendre ou descendre du tram 19. Le quai est d'autant plus étroit que des arbres y trônent en plein milieu, empêchant un accès correct aux personnes à mobilité réduite. Dans son plan de réaménagement initial, la Stib prévoyait ainsi l'abattage de 26 arbres d'alignement dans la continuité de l'arrêt. L'objectif : élargir le cheminement piéton le long du quai et de dégager la visibilité à l'approche des traversées piétonnes.

Bien que ce plan ait fait l’objet d’un avis favorable de la précédente majorité communale, les riverain(e)s du parc Elisabeth se sont ému(e)s de cet abattage important. Suite à cette mobilisation citoyenne, le bourgmestre de Koekelberg Ahmed Laaouej (PS) et la ministre de la mobilité Elke Van den Brandt (Groen) ont demandé à la Stib d'étudier des alternatives pour limiter le nombre d'arbres à abattre. 

Cette semaine, une nouvelle version du projet a été validée par la commune et la Région. Elle épargne 25 des 26 arbres et prévoit la replantation de cinq nouveaux arbres. L’élargissement du quai sera dès lors réalisé à l’arrière des arbres existants plutôt qu’entre les arbres et le bord du quai. Pour sécuriser les traversées piétonnes des voies, des feux tricolores commandés par les trams seront installés à trois endroits par Bruxelles Mobilité et l’éclairage sera renforcé.

"Le parc Elisabeth est le poumon vert mais aussi le poumon social du quartier. Sauver ces arbres était important pour la commune et la Région car ils ont une valeur écologique et patrimoniale", explique Elke Van den Brandt. "Cette décision démontre que Région, Commune et citoyens avancent avec un même objectif, celui d'un équilibre à trouver entre préservation du cadre naturel et du patrimoine, d’une part, et sécurisation et accessibilité de l’arrêt de l'autre", conclut Ahmed Laaouej.

La modification de permis sera introduite dans les plus brefs délais par la Stib auprès d’Urban Brussels. L’unique arbre à abattre sera abattu avant le 31 mars de cette année et le reste des travaux d’aménagement devraient être finalisés pour la fin de l'année.