L'Open Vld et le sp.a qui siègent par ailleurs au gouvernement bruxellois font partie des opposants au dispositif envisagé. Groen à quant à lui souligné qu'en l'état actuel, le sujet se résumait à une note. Il demande au gouvernement flamand d'ouvrir une discussion avec son homologue bruxellois.

La ministre Open Vld de la Mobilité Lydia Peeters a dit avoir demandé cette concertation à son homologue bruxelloise Elke Van den Brandt. Elle a averti que si Bruxelles "continue unilatéralement, nous épuiserons tous les moyens juridiques possibles".

"Il n'est pas acceptable que Bruxelles instaure platement une hausse de taxe qui touche le Flamand dans son porte-monnaie et qui le discrimine", a-t-elle ajouté.

Mme Peeters a concédé qu'il ne s'agissait toutefois pas encore d'une décision, mais d'une proposition actuellement en phase d'étude.

Il y a une semaine, les quotidiens L'Echo et De Tijd avaient annoncé que la réforme bruxelloise de la fiscalité automobile semblait sur le point de se concrétiser.

Le projet, baptisé SmartMove, a été confié à Bruxelles Environnement et Bruxelles Fiscalité, qui ont élaboré un nouveau modèle fiscal ne faisant pas encore l'objet d'un accord politique au sein de l'équipe de Rudi Vervoort (PS).

Comme annoncé dans la déclaration de politique régionale bruxelloise, il est question de supprimer la taxe de mise en circulation et la taxe de circulation pour introduire un tarif basé sur l'usage. Le modèle fiscal sur la table repose sur un tarif de base par jour d'utilisation, auquel s'ajoute une composante kilométrique et une autre liée à la puissance du véhicule.