Plusieurs entreprises sont dans l’incapacité de continuer leurs interventions pour cause de malades au sein du personnel.

Suite à la période de confinement, la grande majorité des chantiers de la capitale sont suspendus. Du côté de Bruxelles Mobilité, 95 % des chantiers sont à l’arrêt de même que la totalité des chantiers gérés par Beliris, l'organisme fédéral qui réalise des grands projets d'infrastructure à Bruxelles.

Bruxelles Mobilité n’a pas demandé aux entreprises de stopper les chantiers mais il a été strictement demandé de respecter toutes les règles mises en place par le Fédéral en matière de désinfection, respect de la distanciation sociale que ce soit sur le chantier ainsi que pour le transport des ouvriers. Ces règles de base sont très compliquées à appliquer et plusieurs entreprises sont dans l’incapacité de continuer leurs interventions pour cause de malades au sein du personnel, de manque de matières premières ou d’impossibilité matérielle de respecter les règles de distanciation.

"Ces entreprises nous ont notifié l’arrêt de leurs activités et nous avons demandé la sécurisation du chantier", explique Camille Thiry, porte-parole de Bruxelles Mobilité. "On constate qu’il y a entre 55 et 75% de circulation en moins en fonction des endroits mais ce n’est certainement pas le moment pour nous d’obliger des entreprises à travailler vu le contexte de confinement."

C’est ainsi que plusieurs chantiers d’envergure ont été contraints d’être stoppés durant la période de confinement. "Certains grands chantiers sont totalement à l’arrêt, comme celui du tram 9 ou la rénovation des stations de métro, tandis que d’autres se poursuivent mais à un rythme très ralenti et partiellement, comme le chantier du tunnel Léopold II ou les travaux de la station Constitution dans le cadre de la prolongation du métro 3", précise Camille Thiry. "La campagne d’asphaltage aussi est à l’arrêt durant la durée des travaux."

En revanche, Bruxelles Mobilité garde des équipes pour les interventions urgentes comme les nids de poulets et la Régie des routes continue à fonctionner normalement. "Ce qui est saisonnier (plantations, entretien des arbres, etc.) se poursuit également pour la plupart", précise encore Camille Thiry. "Suite à la commission de coordination des chantiers qui s'est tenue ce mercredi, il s'avère que 95% des chantiers sont à l'arrêt ou ralentis."

Du côté de Beliris, tous les chantiers sont purement et simplement à l’arrêt jusqu’au 19 avril, dont le chantier du Piétonnier du centre-ville. "Étant donné qu’il est difficile de concilier les mesures de distanciation sociale avec la sécurité du personnel sur chantier, tant pour le personnel de Beliris que le personnel de l’entreprise, et qu’il est tout aussi difficile sur certains chantiers de prendre des mesures suffisantes en termes d’hygiène, notamment pour le transport, la désinfection des mains, du matériel et des outils, il a été décidé d’arrêter tous les chantiers", explique Marianne Hiernaux, porte-parole de Beliris.

© Demoulin

Le 23 et le 24 mars ont été consacrés à la mise en sécurité des chantiers et la concertation des entreprises. "Dans l’hypothèse où une entreprise veut absolument continuer ou souhaite reprendre ses activités, une concertation étroite sera faite pour veiller à ce que les règles de distanciation sociale soient respectées. Nous restons en contact étroit avec les entreprises et avec les acteurs du secteur de la construction afin de suivre la situation", conclut-elle.