Le projet Les chercheurs d’air distribue aux citoyens, depuis février 2019, des capteurs Luftdaten afin de mesurer la pollution de l'air.

Le collectif Les chercheurs d'air, un projet de science collaborative dont l’objectif est de mieux comprendre la pollution de l’air à Bruxelles, vient de publier sa première analyse de données collectées jusqu’à maintenant dans le cadre de son projet de science collaborative sur la qualité de l’air à Bruxelles.

Ce projet est né du constat que la pollution de l’air à Bruxelles n’est pas surveillée de manière assez précise dans le temps et dans l’espace. Il n’y a par exemple que cinq stations qui mesurent la concentration dans l’air en particules fines PM2.5

Pour pallier à cette situation, le projet Les chercheurs d’air distribue aux citoyens, depuis février 2019, des capteurs Luftdaten qui mesurent la concentration en PM2.5 et en PM10 dans l’air en temps réel. Les mesures sont collectées et affichées sur une carte en ligne.

Il ressort de cette étude qu’il y a une importante disparité géographique dans la concentration en PM2.5 à Bruxelles. Il a par exemple été possible d’identifier 21 adresses qui ont connu au moins une fois une concentration en PM2.5 dans l’air de plus de 25 μg/m3 sur plus de 24 heures, ayant ainsi dépassé la recommandation de l’OMS. Il ressort également que sur certaines localisations les pics de concentration sont bien plus élevés, dépassant les 100 µg/m3. 

Les trois endroits les plus problématiques se trouvent rue du Tilleul à Evere, rue Basse à Uccle et avenue Dubrucq à Molenbeek.

Le projet de science citoyenne Les chercheurs d’air montre ainsi qu’il est possible, avec des moyens très limités, d’identifier de nouveaux éléments qui permettront de mieux comprendre, et ainsi de mieux combattre, la pollution de l’air à Bruxelles.

"Avec cette étude il devient évident que les quelques stations de mesure officielles ne sont pas adaptées à la bonne compréhension de la pollution de l’air dans une ville dense et hétérogène comme Bruxelles", explique Jose Gonzalez, co-auteur du rapport.

Il est important de rappeler que ce projet n’en est qu’à ses débuts et qu’avec plus de détecteurs installés il serait possible de visualiser de manière bien plus précise encore les zones prioritaires dans lesquelles combattre la pollution de l’air.