Un mois après leur rencontre avec le ministre-président Rudi Vervoort (PS) dans le cadre de la réforme du secteur des taxis, la machine judiciaire continue à faire son travail et les chauffeurs LVC bruxellois continuent à être la cible de poursuites. Cette semaine, les premiers pro-justitia ont été reçus par des chauffeurs suite à l’utilisation de leur smartphone durant leurs prestations. 

"Nos collègues ne comprennent pas cet acharnement judiciaire. Nous rappelons au gouvernement que nous sommes toujours ouverts au dialogue et que nous désirons plus que jamais travailler à une réforme du plan taxi. Si nous désirons obtenir des résultats avant l’été il est plus que temps de se mettre à table !", expliquent Asmaa Snaibi (UCLB), Fernando Redondo (ABCL) et Emil Miletinov (USCP) au nom du front commun des chauffeurs LVC.

La crise du LVC concerne environ 2000 chauffeurs sur le territoire bruxellois. Après ses actions menées début mars, le front commun de chauffeurs répète le message émis lors de la réunion avec le ministre président : il invite le gouvernement bruxellois à se lancer plus en avant dans la concertation afin d’aboutir à la réforme tant attendue par le secteur afin d’éviter un bain de sang social. 

"Sans un statut clair, la situation risque de créer des dégâts irrémédiables pour toutes les familles concernées. Cette réforme demandée par toutes les parties intéressées pourra permettre d’apaiser les relations entre taxis et chauffeurs LVC et ainsi participer à une meilleure mobilité en Région de Bruxelles-Capitale", conclut Fernando Redondo.

Nous avons tenté de joindre le cabinet Vervoort pour recueillir une réaction, en vain.