Le groupe MR du parlement bruxellois s'est indigné jeudi de la suite donnée par le gouvernement bruxellois à la consultation citoyenne visant à trouver une nouvelle appellation pour le tunnel Léopold II. Selon le groupe libéral, malgré que le nom d'Annie Cordy soit arrivé largement en tête de la participation citoyenne visant à trouver une nouvelle appellation au tunnel Léopold II, une partie du gouvernement bruxellois envisage d'évincer ce choix.

"C'est une forme de mépris pour la culture populaire ainsi qu'un dédain pour la participation citoyenne qu'ils prétendent prôner", juge le MR.

"Alors que 13.000 suggestions de citoyens ont été récoltées et que le nom d'Annie Cordy est arrivé largement en tête, le fait que les choix sollicités par la population ne soient finalement pas retenus est d'une violence symbolique inouïe", s'est insurgé le député MR Gaëtan Van Goidsenhoven.

Pour la cheffe de groupe Alexia Bertrand, "invoquer le fait que le nom d'Annie Cordy ne soit pas connu dans les deux communautés linguistiques pour ne pas retenir les choix proposés par les citoyens témoigne du dédain qu'Ecolo-Groen et le PS ont des modalités de participation citoyenne, qu'ils présentent pourtant comme une avancée démocratique importante".

Les deux députés libéraux reprochent au gouvernement bruxellois de faire preuve d'arrogance intellectuelle en voulant privilégier des noms de femmes au parcours méconnu, ainsi que d'infantiliser la population, "comme si celle-ci n'était pas capable de bien choisir et de bien penser".

A leurs yeux, on retrouve "cette attitude hypocrite" vis-à-vis de la participation citoyenne dans tous les domaines: les Plans d'Aménagement Directeur pour lesquels "des mascarades de participation citoyenne sont organisées" ainsi que pour les commissions délibératives, dont certaines sont instrumentalisées en étant initiées par la majorité parlementaire elle-même, et non par les citoyens comme cela devrait être le cas. "Les ministres écologistes Alain Maron et Elke Van Den Brandt sont aussi régulièrement pointés du doigt pour leur absence totale de concertation, dans la gestion de la crise sanitaire ou encore en matière de mobilité", ont-ils ajouté.