Les tensions persistantes entre les agents de conduite et la direction de la Stib inquiète profondément le CDH bruxellois. 

"Des étudiants doivent aller à l’école et des travailleurs au travail dans un climat particulier et exceptionnel pour tout le monde. Les chauffeurs doivent être un partenaire solide des Bruxellois et des navetteurs dans ce dé-confinement et non les prendre en otage", fustige le député Christophe De Beukelaer.

La grande majorité des agents de conduits ont invoqué leur droit de retrait depuis de la semaine afin de dénoncer les conditions dans lesquelles ils travaillent. "Malgré cela, la direction de la STIB a démontré sa très grande capacité de concertation en acceptant d’encore renforcer certaines mesures ce jeudi 14 mai, alors même que les chauffeurs n’avaient toujours pas repris le service. Mais ce vendredi matin, les chauffeurs semblent ne vouloir rien entendre et refusent aussi ce second accord. Si les craintes sont compréhensibles et que toutes les mesures doivent être monitorées et améliorées quand cela s’avère nécessaire, cela ne peut se faire dans le cadre d’arrêts de travail unilatéraux", poursuit celui qui est également vice-président de la Commission Mobilité au parlement bruxellois.

"Cette situation démontre la rupture totale entre les syndicats et leur base. C’est particulièrement préoccupant pour l’avenir. Je suis par ailleurs outré de voir le PTB instrumentaliser depuis le début cette situation tendue, dans un contexte d’élections sociales imminentes. Il est temps de revenir à la raison. Je demande maintenant au ministre-président Vervoort de sortir de son silence et d’exprimer clairement le soutien plein et entier du gouvernement à la direction de la Stib qui prend, depuis le début de cette crise, des décisions sensées, en accord avec les syndicats", assène encore Christophe De Beukelaer.

Le CDH appelle le gouvernement à ne pas entrer dans une discussion parallèle avec les chauffeurs signataires de la lettre envoyée au gouvernement. "Ce serait un précédent dangereux et fragiliserait durablement l’entreprise publique. Les organes de concertation existent, ils doivent être utilisés. Sans chantage et dans le respect mutuel", conclut-il.