Ce changement fait polémique sur les réseaux sociaux. Catherine Morenville clarifie la situation.

La polémique autour des panneaux publicitaires JC Decaux continue. À Saint-Gilles, certains habitants ont remarqué que des arceaux pour vélo avaient disparu du carrefour Ma Campagne. Ces derniers auraient été remplacés par un panneau publicitaire, s'insurgent les riverains sur Facebook.

Très vite, l'échevine de la Mobilité Catherine Morenville (Ecolo) a réagi. "Les arceaux qui se trouvaient sur ce carrefour étaient liés à un annonceur culturel qui a décidé de les retirer", explique l'édile. "Nous avons également constaté le retrait et le remplacement par une "sucette" JC Decaux." La commune a dès lors demandé à Bruxelles Mobilité de placer de nouveaux arceaux au même endroit. "Le placement de ces dispositifs relève de Bruxelles Mobilité car cette partie de la chaussée de Waterloo est une voirie régionale et non communale. La demande a été faite il y a plusieurs semaines déjà mais Bruxelles Mobilité passe pour les placement d'arceaux par le système Osiris qui gère la programmation de chantiers sur Bruxelles. Cela prend beaucoup de temps et demande l'obtention de multiples autorisations avant que le placement ne soit effectif."

En ce qui concerne le placement de publicités digitales Decaux, Saint-Gilles fait partie des cinq communes bruxelloises qui ont introduit un recours contre le permis d'urbanisme délivré par la Région en mai dernier, rappelle l'échevine. Pour mémoire, un total de 150 nouveaux panneaux digitaux sont prévus en région bruxelloise, constituant la contrepartie accordée par la région à JC Decaux, pour l’installation des villos électriques à Bruxelles. "Notre accord de majorité communal s'inscrit clairement contre la publicité digitale dans l'espace public. Outre les PV d'infraction établis à l'encontre de Decaux, nous avons emballé les panneaux digitaux pour empêcher leur exploitation." Emballage retiré par Decaux quelques jours plus tard. Finalement ce dernier a accepté de cesser l'exploitation des panneaux début janvier en attendant une décision de la Région sur le recours.

Pour rappel, les cinq communes bruxelloises sont contre ces dispositifs pour plusieurs raisons. "La publicité digitale risque d'engendrer une perte d'attention des automobilistes, cyclistes, piétons, etc.", explique Catherine Morenville avant de préciser que ces dispositifs sont dix fois plus énergivores que les faces publicitaires déroulantes actuelles. "Cela nuit aussi à la qualité de l'espace public et constitue une sollicitation mentale permanente; les enfants sont soumis partout à des écrans de tablettes, GSM, etc. On ne va pas, en plus, en rajouter dans la rue!", conclut l'édile.