Bruxelles Mobilité

Un courrier sera envoyé à la zone de police ainsi qu’aux services des agents communaux afin de leur rappeler les règles existantes. Les contrevenants se verront infliger une amende de 116 euros.

A l'occasion de la Semaine de la mobilité, la commune d'Auderghem durcit le ton contre le stationnement sauvage. En effet, abandonnés un peu partout sur les trottoirs, les trottinettes, vélos et scooters en viennent à entraver la circulation des piétons et à poser des problèmes de sécurité pour certains publics, comme par exemple les personnes malvoyantes par exemple.

Face à ces différentes situations, Auderghem a décidé de réagir. "Pendant plusieurs semaines, nous nous sommes interrogés sur les capacités effectives d’intervention des communes vis-à-vis de cette problématique. Il en résulte qu’il n’est pas question d’inventer un énième règlement communal mais bien d’appliquer la réglementation existante", explique le bourgmestre Didier Gosuin (Défi). "La réglementation prévoit qu'il faut obligatoirement laisser au minimum un mètre cinquante de passage sur l'espace public pour laisser un passage aisé aux piétons, ce qui trop souvent n'est pas le cas."

Raison pour laquelle un courrier sera envoyé à la zone de police ainsi qu’aux services des agents communaux afin de leur rappeler les règles existantes ainsi que leurs applications concrètes.

Les sanctions appliquées seront des sanctions administratives ouvrant ainsi la voie à la médiation dans le cadre des sanctions administratives déjà appliquées dans le cas des automobilistes qui stationnement sur les trottoirs, les passages pour piétons ou les zones « kiss&ride ».

Dans un premier temps, une campagne d’information et de prévention sera menée afin de sensibiliser les auderghemois au respect des règles de stationnement et d’occupation sur les trottoirs et mettra en place une période d’essai de 3 mois sans demande de paiement effective des amendes afin d’avertir la population de l’application du nouveau dispositif mis en place sur la commune.

Une fois cette période transitoire terminée, les procès-verbaux seront effectivement délivrés au nom du contrevenant ou de la société de freefloating. A elle de voir par la suite si elle décide de répercuter cette amende administrative au dernier utilisateur de l’engin verbalisé. L’amende prévue est de 116€ pour ce type d’infraction.

"Nous ne cherchons pas en appliquant cette législation à verbaliser pour verbaliser. A Auderghem, on estime que la sanction pécuniaire n’est pas la meilleure solution. Ce que l’on recherche, c’est avant tout une prise de conscience et un changement de comportement. J’en veux pour preuve que les amendes prévues ouvriront la voie à la médiation dans le cadre des sanctions administratives où la commune d’Auderghem est en pointe", indique Didier Gosuin. "Ainsi, sur les 467 dossiers envoyés à la médiation sur la période 2017-2018, 38% ont donné lieu à une médiation effective avec un taux de récidive très faible de 5%."

"Je ne peux que me réjouir de voir se développer sur notre commune une palette de solution alternative à l’utilisation de la voiture individuelle. D’ailleurs, je ne peux qu’inciter les auderghemois à privilégier l’utilisation de ces nouveaux modes de transports à celle de leur voiture. Notre volonté n’est pas de décourager les utilisateurs bien au contraire ! Mais il est nécessaire de rappeler et de faire appliquer les règles en vigueur afin de pacifier les relations entre les usagers et les piétons", rajoute l’échevine de la Mobilité Sophie de Vos (Défi).