Certaines stations, notamment à Bruxelles-Ville et Molenbeek, sont plus impactées par le problème que d’autres.

Sur les 578 escalators que compte la Stib, environ 280 arrêts sont recensés par jour. Pourtant, la société bruxelloise de transport en commun ne comptabilise en moyenne que 60 pannes par jour, nécessitant une intervention d’un technicien. Des pannes qui devraient d’ailleurs diminuer progressivement en raison d’un plan de maintenance et du remplacement progressif des installations au rythme de 14 escalators par an. Les 220 autres arrêts quotidiens sont causés essentiellement par des actes d’incivilité et ne requièrent pas d'intervention.

Parmi les stations les plus touchées, Yser et Ribaucourt figurent en haut de la liste pour actes d’incivisme, la Gare du Nord, Parc et De Brouckère pour vétusté et enfin Bourse, Anneessens, Comte de Flandre et Clemenceau pour "proximité d’activités commerciales intenses".

Au vu de ces statistiques, la députée bruxelloise Françoise Schepmans (MR) déplore la vétusté de certaines installations et l’incivisme, principales causes de ces pannes et arrêts. "Le plan de renouvellement des escalators doit tenir compte, dans ses choix de remplacement, de la vétusté des appareils et de la fréquence d’utilisation", explique la libérale. "Par ailleurs, la Stib devrait, en plus de campagnes de sensibilisation, réprimer davantage les abus d’utilisation du bouton d’arrêt d’urgence à l’aide des caméras de surveillance des stations de métro et une plus grande vigilance des stewards de la Stib. Si l’on veut promouvoir les transports en commun, cela passe aussi par la qualité de ses infrastructures."