Le service de médiation du gouvernement fédéral pour l'aéroport de Bruxelles réagit aujourd'hui à cette annonce. Selon le médiateur, cette plateforme existe déjà depuis mars 2002. Pour avancer, c'est une cartographie de la situation des survols qu'il faut réaliser, explique-t-il. "Un cadastre du bruit est promis depuis Bert Anciaux, dans la notification du conseil des ministres du 3 décembre 2003 et depuis 17 ans, aucun cadastre n’a jamais été réalisé", précise le directeur du service de médiation Philippe Touwaide. 

Ce cadastre doit objectiver la situation des survols : qui est survolé, quand, comment, par quels avions, combien de fois par jour, avec quel niveau de bruit, quels pics de bruit, vols de jour ou de nuit, à quelle altitude. "Ensuite, il convient d’appliquer, de faire appliquer et de respecter toutes les décisions de justice exécutables de plein droit et non soumises à recours suspensif."

Le service de médiation estime par ailleurs qu'une loi aérienne n'est pas la solution dans le dossier.