Bruxelles Mobilité

L'association Free Air Brussels North prône la limitation de l'exploitation de l'aéroport de Zaventem.

"Non au survol du Nord de Bruxelles." Avec cette pétition, Free Air Brussels North (FABn) espère mobiliser les Bruxellois(es) pour créer un front commun et "cesser de subir le développement excessif de Brussels Airport". La plateforme de près de 400 membres s'est constituée en janvier dernier suite au survol plus important des communes du Nord de la capitale (Berchem, Evere, Ganshoren, Haren, Jette, Koekelberg, Laeken, Molenbeek, NOH, Schaerbeek, Saint-Josse) en novembre 2018 par les routes d'atterrissage 07L et 07R.

"Nous sommes exaspérés par le survol sans cesse croissant des communes du Nord de Bruxelles, très densément peuplées. Le Nord n'a jamais été très représenté dans le débat mais les choses commencent à bouger, on s'organise. On reçoit beaucoup de réactions négatives parce qu'on se réveille, surtout de communes de l'Est. Mais notre but est de défendre toute la Région bruxelloise, pas seulement le Nord", explique Ghislaine Weissgerber, membre de l'association FABn.

La pétition exige notamment l'application de trois critères dans l'élaboration des routes de survol : la densité de la population, la sécurité et la santé publique. Elle demande également le déplacement des cargos dans d'autres aéroports belges, de jour comme de nuit, ainsi que le report de la route du canal, qui traverse toute la Région, pour éviter les zones densément peuplées. La pétition demande en outre "un service de médiation de l'aéroport impartial qui fonctionne comme il se doit"

Pour Ghilaine Weissgerber, les Bruxellois(es) n'ont pas à subir les nuisances d'un aéroport situé en Flandre. Elle prône ainsi la limitation de l'exploitation de Brussels Airport et le passage des avions au-dessus des champs du Brabant Flamand plutôt que des maisons bruxelloises. Sur ce deuxième point, Philippe Touwaide, directeur du service de médiation de l'aéroport, rappelle que les avions ne peuvent voler dans n'importe quelle direction : "Le principe général est de voler face au vent. Ne pas passer par Bruxelles n'est donc pas une option. Si l'on suit ces revendications, il y a des périodes durant lesquelles l'aéroport ne serait pas exploitable."