Bruxelles Mobilité

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a affirmé samedi que face à la congestion automobile et aux enjeux climatiques, on ne pouvait se contenter du statu quo.

Il compte donc bien évoquer la question de la fiscalité automobile avec les autres Régions même si celles-ci ne touchent mot dans leurs déclarations politiques respective du dossier de la taxe kilométrique intelligente. "J'ai bien noté les prises de position récentes venant de Flandre et de Wallonie (ndlr: depuis l'installation de leurs gouvernements respectifs) à propos de la taxe kilométrique à laquelle elles se déclarent fermées. Et je ne les entends pas non plus trouver le statu quo opportun... On ne pourra pas se contenter de celui-ci. Cela fait vingt ans que l'on entend cela", a-t-il dit.

M. Vervoort a rappelé que les mandataires bruxellois avaient le devoir de représenter les habitants de la capitale "qui ont droit de vivre dans un environnement sain et apaisé". Il a souligné qu'un nombre significatif de ceux-ci avaient déjà opéré un changement de mode de transport en renonçant à la voiture. La veille, il avait indiqué que le gouvernement régional entamerait des concertations avec les autres Régions pour la mise en place d'une "tarification intelligente de la congestion".

Pour lui, la concertation est nécessaire en raison du phénomène métropolitain de la zone centrale du pays. Celui-ci entraîne le phénomène de la navette assurée encore trop intensivement à l'aide de la voiture. Plus largement, le ministre-président a répliqué aux critique formulées par l'opposition. Tout au long du débat, vendredi et samedi, celle-ci a reproché à l'équipe Vervoort de lui avoir soumis une déclaration politique manquant de concret, et de chiffres, faute d'exercice budgétaire abouti.

"Tous nos projets ne sont pas encore bouclés, essentiellement parce qu'en début de législature il doit y avoir un travail de mise en place d'outils de collaboration", a-t-il dit. S'adressant au MR, Rudi Vervoort a ajouté: "J'ai entendu quelque chose comme plan plan plan. Je rappelle que le copyright de la formule appartient à un député PS qui l'adressait au Premier ministre MR en fin de mandat", a-t-il ironisé.

Le ministre-président a dit assumer l'absence momentanée du budget dont le projet pour 2020 sera prochainement examiné au parlement "ligne par ligne". Les possibilités d'investissements nouveaux seront examinées une fois que la priorité de la stabilité budgétaire aura été rencontrée, a-t-il promis. En matière de logement, il a jugé que la responsabilité dans la lenteur de la réalisation des 6.400 logements sociaux promis était collective pour tous ceux qui exercent une responsabilité au niveau communal et qui y font des "crocs en jambe" au projets.