L’Ibsa a mis à jour ses données relatives au parc automobile bruxellois. Et force est de constater que le nombre de véhicules ne diminue pas vraiment. En août 2020, on comptait 627 188 véhicules en Région bruxelloise. Un chiffre en légère augmentation depuis 2015.

Dans les autres régions, l’augmentation est plus marquée. Un phénomène particulièrement visible en Flandre : la région du nord du pays comptait en effet 3 671 235 véhicules en 2005, contre 4 788 093 en 2020. À savoir une augmentation de 30 % en Flandre, là où la capitale n’enregistre une hausse que de 7 % depuis 2005.

Le nombre de véhicules est certes une donnée pertinente en matière de stationnement et de congestion urbaine. Mais elle doit également être mise en relation avec les indications démographiques. La population de Bruxelles est effectivement en nette augmentation depuis les années 2000. En toute logique, le ratio "voiture par ménage" diminue. " Alors qu’au cours de la période 1999-2004, 75 % des ménages bruxellois possédaient au moins une voiture, ce pourcentage est descendu à 55 % en 2012-2016 puis à 46 % en 2014-2018 ", indique Bruxelles-Environnement sur son site. Avec également de nettes différences entre les communes de la capitale.

Le diesel a le blues

Si le nombre de véhicules reste globalement stable dans la capitale, le type de moteur est quant à lui en pleine mutation. Autrefois dominant, le diesel est désormais supplanté par l’essence à Bruxelles. Un constat qui n’étonne pas la Febiac (Fédération Belge de l’Automobile & du Cycle).

" C’est en phase avec ce qui se passe au niveau national. Depuis 2012, on assiste à un recul du marché du diesel", explique le porte-parole Christophe Dubon. Les causes : une réforme de primes en 2011, le "dieselgate", la hausse du prix du diesel, la mise en place de la "Zone de Basses Émissions", mais également l’annonce de bannissement des véhicules diesel de la capitale en 2030.

Ce sont les véhicules essence et hybrides qui semblent prendre les parts du marché du diesel… et les voitures électriques quant à elles peinent à décoller (2 751 en août 2020 à Bruxelles). " Le problème pour l’électrique à Bruxelles est le manque d’infrastructures de rechargement. C’est un frein ", indique la Febiac, qui " appelle les autorités à accélérer l’installation de bornes".

Du côté du cabinet du ministre de l’Énergie, Alain Maron (Ecolo), on répond que " cette accélération est en cours ! Aujourd’hui, il y a déjà environ 1 000 points de recharge accessibles au public à Bruxelles. L’objectif du gouvernement bruxellois est d’installer 11 000 bornes d’ici 2035 sur l’ensemble du territoire régional ".

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