Cela fait environ six mois que la scan-car sillonne les rues d’Uccle. Et force est de constater que les amendes ont fortement augmenté la commune du Sud de Bruxelles.

Interpellé par le conseiller d’opposition Emmanuel De Bock (Défi) lors du dernier conseil communal, l’échevin de la Mobilité Thibaud Wyngaard (Écolo) a livré les chiffres relatifs aux verbalisations.

Entre juillet et fin novembre, le nombre d’infractions est passé de 31.000 en 2020, à 83.000 en 2021. Soit une augmentation de plus de 260%.

L’échevin précise que la tendance est cependant à la baisse au cours des dernières semaines, après une forte augmentation dans les premiers temps qui ont suivi l’introduction du système.

Plus de 500.000€

Qui dit davantage d’amendes, dit davantage de recettes... Oui, mais on est loin des effets multiplicateurs attendus. Les recettes (les "droits constatés") sont passées pour la période donnée de 927.000€ à 1.491.000€, soit une augmentation d’environ 60%.

Les réclamations ont parallèlement fortement augmenté : de 2.600 à 5.800 pour la période donnée."Cela montre que les agents qui faisaient précédemment le travail n’étaient pas si mauvais que ça et que la scan-car apporte beaucoup d’incertitude", constate le conseiller d’opposition Défi.

De nombreuses annulations ont en effet eu lieu, notamment à cause d'erreurs touchant des personnes détentrices d’une carte PMR. Un problème cependant en cours de résolution, car ces personnes peuvent désormais introduire leur carte dans le fichier.

Notons que directement après l’introduction de la scan-car, un phénomène de "régularisation" a eu lieu, un effet également constaté dans les autres communes qui ont adopté le dispositif. "Un certain nombre de personnes ont demandé une carte de riverains ou une carte professionnelle dont ils ou elles ne disposaient pas au préalable", constate l'échevin écologiste.