"Seuls les habitants du tronçon concerné par le plain-pied sur la chaussée d'Alsemberg, entre la rue Asselberghs et l'avenue Floréale ont été consultés", fustige l'opposition Défi et Uccle, en Avant !

La partie de la chaussée d’Alsemberg située entre Globe et Coghen, à Uccle, fera l’objet d’une rénovation et d’un réaménagement complet en 2021-2022. Le projet est porté par Bruxelles Mobilité et la Stib, qui ont organisé une consultation publique, avec une réunion publique virtuelle, organisée début mai. Quelque 181 personnes y ont participé.

Suite à cette consultation, il apparait que 89,5 % des personnes se prononcent en faveur d'un aménagement de plain-pied, et 10,5 % des personnes sont opposées au réaménagement tel que prévu.

Mais ce projet est vivement critiqué par l'opposition au conseil communal. "A peine 181 personnes ont répondu, je n'appelle pas cela une consultation populaire", fustige Emmanuel De Bock , chef de groupe Défi au conseil communal. "Il aurait été intéressant d'annoncer cette consultation sur le site de la commune. Qui a eu l'information? Quid de la fracture numérique ? Alors que le réaménagement complet de la chaussée d'Alsemberg va avoir un impact majeur sur toutes les voiries avoisinantes, personne n'a reçu de toutes-boîtes à ce sujet. On apprend qu'une réunion en visioconférence a eu lieu le 13 mai à 20h et qu'on pouvait voter en faveur ou en défaveur jusqu'au 17 mai, moins de 3 jours plus tard… Les 181 votes sont finalement un échec, alors que plus de 3.000 habitants sont concernés directement par le réaménagement de la chaussée d'Alsemberg. Le Collège va-t-il donc revoir sa position sur base d'une consultation où moins de 10% des habitants se sont exprimés?"

Emmanuel De Bock propose ainsi "une vraie consultation population papier le week-end prochain sur le Parvis Saint-Pierre avec un registre des habitants pour qu'on ne décide pas à la place des habitants. Une consultation de tous les Ucclois, et en particulier de tous les habitants du quartier", explique-t-il.

Même son de cloche du côté du chef de groupe de l'opposition Uccle, en avant !, Marc Cools, qui déplore que seuls les habitants du tronçon concerné ont été consultés. "Ce qui selon moi relève de la manipulation, c’est que cette enquête n’ait porté que sur ce seul point et que seuls les habitants du tronçon concerné de la chaussée ont été consultés. L’enquête n’a même pas été annoncée sur le site de la  commune !", fustige Marc Cools. "C’est trop facile de consulter sans débat contradictoire et uniquement certains habitants. La mobilité doit être un concept global sur lequel tous les habitants d’une commune doivent être consultés et pas seulement les riverains du tronçon de la voirie concernée !"