Jet d’œufs sur le pare-brise de son véhicule privé, vestiaire retourné, etc. Hicham, nom d’emprunt, est à bout de nerfs.

Hicham (nom d’emprunt) est à bout de nerfs. Cet employé de la Stib dit faire l’objet de harcèlement de la part de quatre de ses collègues. Une situation qu’il dit endurer depuis deux ans et demi mais aujourd’hui, il est au bord de la crise de nerfs.

“Tout a commencé lorsque j’étais dans un des dépôts de la Stib en présence de plusieurs collègues. A un moment des collègues d’origine maghrébine ont commencé à parler en arabe. Je suis moi-même musulman mais je leur ai dit de parler en français, une langue que tout le monde comprend, car le fait de parler en arabe pourrait être perçu comme malpoli”, explique Hicham. “Un de mes collègues n’a visiblement pas apprécié la remarque et depuis lors, je fais l’objet de représailles et d’intimidation.”

Il explique avoir retrouvé à maintes reprises des œufs éclatés sur le pare-brise de sa voiture. “Par ailleurs, il est fréquent que mon vestiaire soit retourné ou que j’y retrouve de la nourriture pour animaux”, poursuit-il.

Suite à ces incidents, Hicham a porté plainte en interne. “J’ai été convoqué par ma direction pour détailler les faits de harcèlement dont je fais l’objet. Suite à cela, la hiérarchie a placé des affiches rappelant les règles en cas de harcèlement, mais personne n’a jamais été convoqué pour rendre des comptes”, fustige Hicham, qui déplore le laxisme de la direction dans le cas présent.

De son côté, la Stib, via l’affichage apposé dans les locaux communs, rappelle la marche à suivre en cas de harcèlement. “La direction entend rappeler à tous les membres du personnel que cela est totalement contraire aux valeurs de l’entreprise et aux règles reprises dans les codes d’éthique et de déontologie. En cas de problème avec un collègue, nous invitons chaque collaborateur à s’adresser en premier lieu à sa hiérarchie. Si pour diverses raisons cela ne serait pas possible, le collaborateur peut s’adresser à une personne de confiance ou à son conseiller social. L’attention et l’aide nécessaires leur seront apportées”, rappelle la Stib dont sa communication.