Les concentrations des polluants sont proches, en semaine, des niveaux rencontrés habituellement le weekend.

Depuis le 19 mars, début de la période de confinement, les concentrations des polluants directement liés au trafic, tels que le NO2, ont fortement diminué et sont proches en semaine des niveaux rencontrés habituellement le week-end, en particulier pour les points de mesure à proximité du trafic. C'est ce qu'explique la Cellule Interrégionale de l'Environnement (Celine) dans un rapport publié ce mardi.

Cependant, cette diminution doit être nuancée par le fait qu’en fonction d’autres facteurs, dont notamment la météo, les concentrations en semaine peuvent également être soit inférieures soit supérieures à ces valeurs moyennes observées le week-end.

"Quantifier exactement la proportion de cette diminution due aux mesures de confinement par rapport à l’impact d’autres facteurs, est un exercice difficile. En effet, évaluer la qualité de l’air sur une aussi courte période peut amener à des conclusions imparfaites", explique Celine dans un rapport publié ce mardi. "Ainsi la diminution des concentrations de NO2 pour les points de mesure de Bruxelles sur la semaine du 16 au 22 mars par rapport à la même période de l’an dernier montre une diminution de 35 %. Mais le même calcul pour la semaine du 18 au 24 février, donc avant le confinement, donne une diminution encore plus importante, presque 60%. Il faut toutefois noter que la météo de février (forte dispersion et précipitations importantes ) était particulièrement propice à des concentrations basses."