Trois subventions ont été accordées par la Région bruxelloise à des projets promouvant l'autopartage.

Les piétons et les cyclistes ont profité du confinement pour se réapproprier l'espace public, habituellement organisé autour de la voiture. Si celle-ci reprend peu à peu ses droits, à mesure que le déconfinement se précise, certains Bruxellois(es) n'ont pas attendu la crise sanitaire pour limiter leurs déplacements en voiture. Nombre d'entre eux optent pour un système de voitures partagées.

"Ces systèmes, comme Cambio, fonctionnent très bien, explique la ministre de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen). Parallèlement à cette offre, nous voulons stimuler tous les types de mutualisations de véhicules entre particuliers, entre commerçants, ou encore l'autopartage de véhicules communaux inutilisés pendant le week-end."

Dans cette optique, la Région a lancé un appel à projets visant l'amélioration de la qualité de vie, de la mobilité et de l'espace public pour tous et toutes dans la capitale. L'administration a analysé les dossiers en tenant compte des priorités établies par le plan Good Move. Ce dernier ambitionne d'offrir aux usagers une palette de services qui remplacent, pour une partie significative de la population, la nécessité de posséder une voiture individuelle.

Trois projets ont été retenus par la Région qui a débloqué un montant global de 152 450 euros. Cela permettra notamment à l'ASBL Autodelen d'accompagner des communes dans la mise en place d'une politique d'autopartage pour leur flotte et de mettre sur pied une campagne de promotion de l'autopartage. De son côté, l'association Taxistop étendra son projet Cozycar (partage de voitures entre voisins) au partage de véhicules utilitaires et développera un réseau d'ambassadeurs. Enfin, l'ASBL Koalift utilisera cette subvention pour promouvoir son projet (organisation de trajets domicile-école et domicile-activités) et améliorer sa plateforme.

"Le partage de voitures est l’avenir de la voiture en ville. D’une part, il permet aux familles d’avoir accès à une voiture sans trop peser sur leur budget. Et d’autre part, il en encourage une utilisation résiduelle. On utilise une voiture uniquement quand on n'a pas d’alternatives efficaces comme la marche, le vélo ou le transport en commun. L’autre grand avantage du partage de voiture est l’espace immense qu’elle libère dans la ville pour les Bruxellois. Quand une voiture partagée sert une quinzaine de familles, c’est la surface de quinze places de parkings qui est libérée pour faire des pistes cyclables, des terrasses, des parcs, des trottoirs, bref une ville plus fluide, plus verte et plus conviviale", conclut la ministre.