Plus de 2 millions d’euros par an : voilà le triste coût des faits de vandalisme en 2020 dans le réseau de la Stib. C’est ce qui ressort d’une interpellation de la députée bruxelloise Bianca Debaets (CD&V) à la ministre de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen).

Au total, des dégâts de près de 1,5 million d’euros ont été occasionnés au cours de l’année précédente dans les stations bruxelloises. Dans ce montant, les graffitis ont coûté à eux seuls 980 000 €.

Pour les véhicules de la Stib, la facture de 2020 s’élève à 1,2 million d’euros : 412 655 € pour les dégâts dans les bus, 474 873,33 € pour les trams et 330 054,74 € pour les métros. Les dégradations sont de plusieurs types : graffitis, arrachage des marteaux de secours dans les bus, jets de projectiles, remplacement d’extincteurs, dégâts aux portes des trams, salissures, dégâts aux sièges.

"Ces coûts importants sont en partie liés au fait que des rondes d’entretien sont fréquemment organisées et que les travaux de réparation et d’enlèvement sont effectués dans des délais très courts de manière à rendre le matériel disponible le plus rapidement possible pour le client et restaurer un environnement propre et agréable. Ces travaux d’entretien et de réparation sont effectués en partie par une entreprise externe et en partie par la Stib", explique la ministre Groen.

"L’usager est la première victime car il doit subir ces désagréments. Mais la Stib est également victime, car ce budget pourrait être utilisé à d’autres missions", commente la porte-parole de la société de transport public.

333 personnes en flagrant délit

En 2020, ce sont 333 personnes qui ont été prises en flagrant délit pour ces faits de vandalisme. Seuls six dossiers ont ensuite été transmis au parquet.

La Stib dispose pourtant d’un réseau de caméras sur son réseau : dans les stations, au sein des véhicules, dans les dépôts… De même, des "films protecteurs anti-graffitis" sont placés sur les fenêtres et le dos des sièges de certains véhicules. "La Stib intervient de manière générale dans les 48 heures ouvrables dès le signalement du graffiti. S’il s’agit d’un graffiti xénophobe ou insultant, la Stib intervient dans les 3 heures dès que son sous-traitant en a été informé", ajoute la ministre.